Juin, Rien

Juin, Rien


Demoiselle Umbrella s'interroge sur ce besoin impérieux de se confronter, de s'immerger, de se fondre dans les problèmes d'une communauté dont elle fait partie et en même temps avec laquelle elle ne se sent pas en adéquation. Comme si elle ne parvenait pas à s'identifier à elle-même sans ces informations, sans cette culture parallèle donc elle se nourrit sans cesse. Demoiselle Umbrella se sent liée a un culte, comme si la nature du sexe aimé justifié une appartenance à une catégorie d'individus, elle ne sait si elle doit rentrer dans ce jeu sectaire la ramenant à l'image de la religion que toujours elle a renier, à toute les étapes de sa vie ou celle-ci s'est présenté à elle... Aimer est une religion, la personne qui se trouve être l'objet de notre amour varie seulement, certain se donne à dieu, d'autre à une femme ou à un homme, mais la même admiration de l'être aimé s'en dégage, une même adulation, une même soumission dans l'amour d'un être aussi abstrait que Dieu, que si cette personne évolue à nos côté ou qu'elle est le fruit d'une certaine imagination. Demoiselle Umbrella comme tant d'autre cherche l'être qui sera être dans l'objectif d'un certain idéal, elle se plait à rêvasser aux humeur de l'amour...
Demoiselle Umbrella brûlé vive dans son égaux recherche sur sa peau les traces qui lui permettrons de savoir quel chemin prendre pour trouver cet être qui trouvera la perfection sous le regard de demoiselle Umbrella.
La liberté de ses pensées, de ses gestes est un atout, une requête indispensable au bon discernement d'une personne, c'est pourquoi demoiselle Umbrella ne voit pas en l'amour la passion qui donne la démence, cette même démence que demoiselle Umbrella a côtoyé dans le regard de cet être adoré à une époque si passionné de la vie de demoiselle Umbrella a envahi son existence en mangeant petit a petit l'air précieux de demoiselle Umbrella car cet être merveilleux n'avait pas compris que l'amour est un don et non une destruction, que l'être aimé est une pierre rugueuse et que le temps, l'érosion peut finir par la polir et le polissement des chair tout comme de la pierre peu la faire s'étouffer au sain même de son c½ur. Cet être merveilleux a étouffé l'amour ainsi que tout ces bienfait, car la fusion a essayé de polir les deux être pour les unir dans une unité malsaine pour l'identité propre de chaque individu. C'est cette identité qui donne a ces duo amour toute leur beauté et leur équilibre, l'étouffement est un meurtre, même si parfois dans un premier temps les deux être dans leur cocon de s'aperçoivent pas de cette exclusion qu'il font de leur propre moi. Les concessions, demoiselle Umbrella les approuvent, elles sont l'équilibres pour la bonne entente et la découverte, cependant dans concessions, il ne point entendre exclusion...
Demoiselle Umbrella souffre a l'intérieur des coquilles, demoiselle Umbrella s'épanouie pour l'instant dans la solitude, et l'émerveillement d'autrui, le c½ur épris de cette Douceur inestimable mais intouchable...





-30 juin 2005-


Demoiselle Umbrella se laisse aller, Juin, Rien. Demoiselle Umbrella regarde la vie doucement blottie contre son épaule. Demoiselle Umbrella a abandonné l'encre noir pendant encore trop longtemps... Elle s'est brûlée vive, elle a rit jaune et lâché du souffle a en perdre connaissance. Hyper-ventilée par la vie demoiselle Umbrella s'évanouie. Des cheveux bleus lui poussent pour lui donner un air de révolte dans les yeux... Mais demoiselle Umbrella n'a pas changé elle n'a jamais perdue de sa désinvolture, jamais de son regard brisé... Elle pense a du pop corn bleu qui s'évade, qui saute, elle, brûlée dans un deuxième degré se regarde se déchirer... Son corps lui montre a qu'elle point elle est une jeune femme usée par la vie... Sa peau se disloque sous le poids de la chaleur de Juin, mais toujours Rien sur cette horizon d'attente... Demoiselle Umbrella admire le temps, ce ciel qui veut percer le vent. Le vent lui fait mal, ses blessures sont un nouveau regard sur cette vie qui se veut usée jusqu'à la corde... Corde pendu au fond d'un garage abandonné... Et ce corps qui a dansé et ce souvenir qui s'émerveille par sa durée dans les âmes... Gravé, il reste, le vent chaud le rapporte toujours, l'été, la chaleur amène plus facilement les odeurs des cadavres engloutis... J, lettre ancré dans le cimetière de la mémoire de demoiselle Umbrella, J, lettre mourante, J, lettre désignant le premier amour de demoiselle Umbrella, J, lettre symbole, lettre en retrait de toute les autres...
Et puis il y a ce chemin sur lequel demoiselle Umbrella veut emporter les siens, elle sursaute et entraîne son paternel, entraîne la figure triste et monotone de ses désirs de vivre à côté de ce souffle qui ne cherche pas l'air, ce souffle qui laisse les boules qui font mourir les gens lui manger ses forces, sa rage...
Demoiselle Umbrella contemple sa dégradation physique et son ami virtuel lui murmure, « Notre déclin a débuté le jour de notre naissance... » «  Since I was born I stared to decay... » Demoiselle Umbrella se laisse envahir par ses paroles qui magnifiques lui purifie l'âme, lui recousent ses brûlures fraîchement déposées par l'eau bouillante qui lui ronge le corps...
Demoiselle Umbrella se laisse tombé dans une danse tourbillonné, et pense à ces yeux qui dégustent ses mots, qui peut-être les méprises, les insultes, cela l'a fait sourire, demoiselle Umbrella veut se noyer et se faire détruit par les autres puisqu'elle loge déjà dans autrui... Le jour de sa naissance il y a trois ans elle a commencé son déclin, son corps a poursuivit son vieillissement et elle l'a regardé se transformer, se déchirer se mutiler, se recoudre, se partagé en ces deux Moi, en ces deux miroir de l'autre et de cette hôte qui absurde a laisser demoiselle Umbrella devenir une partie d'elle même, qui idiote n'a pas voulu donner au monde une autre signification... L'hôte de demoiselle Umbrella a pas de connaissance, elle est un vide que demoiselle Umbrella a su combler... Cette hôte n'est rien au yeux de personne, c'est demoiselle Umbrella qui l'a rendu belle, qui l'a valorisé aux yeux du monde, mais le monde l'ignore, le monde ignore que cette hôte n'a pas de valeur sans ce morceau parapluie, sans cette désinvolture qui gît dans ce parasite s'appelant demoiselle Umbrella...





-28 juin 2005-



Demoiselle Umbrella, Juin, bientôt plus Rien. Voilà une longue journée qui débute, quelque chose d'inattendu, de saugrenu... Deux êtres qui s'aime vont s'unir, demoiselle Umbrella fait partie de leurs créations, elle rayonne d'une certaine fierté. Dans le recueil des jours demoiselle Umbrella ne sait que regarder, que dire, que miroiter...
Demoiselle Umbrella se demande si elle ne devrait pas se donner la mort pour laisser son hôte poursuivre son chemin en solitude. Bleuter des jours, verdoyante, la lumière tourne sur elle même et demoiselle Umbrella se laisse ensevelir par la beauté des minutes à venir.
Plus de mots pour comprendre le Rien, si tenter c'est devenir autre pourquoi pas se lancer dans l'aventure qui donne de nouveaux regards, qui offre une brindille d'olivier, une certaine éternité...
Demoiselle Umbrella plonge ses yeux dans le miroir de son existence comme bien souvent elle n'y voit que des jours qui s'entremêlent, que des pensées qui ont échoué, que des rêves mordu par le temps. Elle réfléchit, mais vit-elle ?
Demoiselle a envie de se vider, de ressembler à la mort, à la sympathie du monde, aux sourires perdus. Demoiselle Umbrella ouvre son c½ur et se voit dedans laide et aigrie. Bien sûr la peur l'envahi, et elle veut donner à son autre la réplique pour se débarrasser de l'épée qui souvent la transperce. Demoiselle Umbrella sait qu'il faut qu'elle cesse ce double lien, celui qui la maintient, elle, en vit...
Se sauver, se torturer donner son regard et perdre l'espoir... Demoiselle Umbrella ne veut pas...




-25 juin 2005-




Demoiselle Umbrella contemple son visage dans le miroir qui lui fait face. Elle cligne doucement des yeux et laisse une ombre vague manger son sourire. Demoiselle Umbrella rit. Cela n'arrive que lorsque le soleil est au zénith et qu'il y a un vent de colère dans l'air juste frémissant, juste perceptible comme il faut pour que demoiselle Umbrella soir protégé des visites du temps et des gens.
Demoiselle Umbrella aligne des mots en observant la lenteur de cette sueur qui s'écoule contre son flanc. Elle croise ses jambes et bouge avec précision et saccade son pied. Demoiselle Umbrella ressent sa féminité lui creuser le ventre. Elle veut aller courir, lâcher dans la chaleur étouffante de juin le Rien qui la maintien en vie dans un coma artificiel, dans une torpeur malfaisante.
Demoiselle Umbrella admire l'horizon et lui demande conseil pour poursuivre sa poursuite de l'existence. Demoiselle Umbrella est un être fait de défauts, l'amour d'autrui le pousse à sa destruction... Maman recouvrant de ses longs bras les corps et leurs environnements elle est présente, trop présente, elle envahi l'espace.
Demoiselle Umbrella a du rouge au lèvre comme des bleus au c½ur. Elle aime mais ne sait pas compter. Elle veut qu'on l'a guide mais personne ne le fait, alors elle s'auto-gère avec vigueur et rigidité. Pourtant elle fait tout ce qu'elle souhaite, elle ne s'interdit pas.
Les limites sont en elle. Demoiselle Umbrella est une frontière à elle seule. Il n'y a que le vent pour donner du courage à cette demoiselle perdue au creux du temps. Les livres ouverts lui donne des direction, les images du bouge sur ces grands écrans blancs lui infligent un mode d'emploi, autrui lui renvoie son image. Demoiselle Umbrella est une image du monde, elle est les autres, et autrui peu regarder en elle ce qu'il est, car demoiselle Umbrella est universelle, elle est la finitude du monde, tout les défauts du monde réside en elle ainsi que les qualités majeurs qui reposent en chacun de nous. Demoiselle Umbrella est un monde, un peuple, une planète à elle seule. Demoiselle Umbrella est un miroir gigantesque ou tout le monde peut lire sa vie, car demoiselle Umbrella a une existence rêvé, des secrets la constituent, des pensées la nourrissent, des mots l'ont construit, des regard lui ont donné l'impression d'être humaine, mais demoiselle Umbrella est un concept, une de ses femmes machines qui s'entendent avec tous car elles sont Tous.
Demoiselle Umbrella se révèle a elle-même car elle est autre. Demoiselle Umbrella a des réponses car elle n'est pas elle, elle est cette hôte en qui elle peut regarder l'intérieur sans pudeur. Demoiselle Umbrella revient a ce visage, a ce regard, dans ce miroir qui lui fait face, mais nul sourire pour illuminer l'espace, demoiselle Umbrella veut se couper des bras.




-20 juin 2005-




Écrire, ce monde inconnu, demoiselle Umbrella songe à ces paroles pleines de sens. Elle qui ne sait pas écrire, qui ne connaît pas les mots, qui a besoin d'un corps pour que la transmission se fasse. Demoiselle Umbrella pleure des perles de soi.
Il y a des nuits blanches et des nuits noires couleur cauchemar. Il y a cette tristesse implacable qui hante l'âme, l'esprit, le corps de cette mystérieuse demoiselle Umbrella qui toujours regarde le monde avec une béatitude touchante. Enfant au sourire empli de mélancolie, demoiselle Umbrella a cette pulsion de mort qui lui lacère le ventre. Demoiselle Umbrella a le temps, elle tournoie, elle crache son elle-même avec dégoût. Elle se viole avec lenteur et volupté, elle se laisse à petit feu s'endiguer dans ses secrets aux goûts amers et qui toujours altère le courant de la vie...
Demoiselle Umbrella n'a pas d'existence. Pourtant le bonheur est un gouffre aux mille facettes où demoiselle Umbrella a déjà mis le pied. Ce fut il y a bien longtemps, au temps pour elle avait des ailes, ou elle pensait que les fées étaient des êtres pleins de couleurs enchantés. Ce temps est perdu, derrière une pierre, la pierre de l'adolescence. Dix-neuf sourires, dix-neuf épreuves et encore et encore la vie...
Demoiselle Umbrella n'a pas de mots aux bout des doigts, alors elle se tait.





-19 juin 2005-



Demoiselle Umbrella a une plume à la place du c½ur, elle est dans des heures où elle construit l'échelle de sa gloire pour parcourir le monde des ses yeux rêveurs. Elle voit qu'un jour ce monde odieux sera peut-être à ses pieds et elle sourit de ses dents noircit par le temps qui la malmène doucement.
« Éteignez les torches, Cachez la lune, Cachez les étoiles ...». Demoiselle Umbrella bit ses paroles en fermant ses yeux délicatement comme pour se rapprocher d'une Douceur inattendu. Demoiselle Umbrella tissu sa gloire en forme de mots douloureux, et quand son sourire apparaît il fait fuir alors elle éclate dans sursauts de voix incontrôlables et ses mots se perdent dedans elle... Cela lui fait du bien...
« Jadis il y avait un pays inconnu, plein de fleurs étranges et de parfums subtils. Rêver de ce pays donne un bonheur immense, tout y est parfait et empoissonné... » Demoiselle Umbrella a les larmes au bord du corps. Elle a envie de sentir de la chaleur lui emplir les poumons et de voir la nuit d'été qui lui fendille parfois le c½ur... Elle y pense avec Douceur avec clarté et revoit ton visage. Toi, l'homme aux mille revers, aux milles travers, toi l'homme qui a bouleversé sa vie, sa vision des nuages, qui a troublé son amour des choses, des gens, qui a bousculé son extravagance et sa gaieté innée qui depuis est revenue, qui depuis s'est posé sur son sein doucement...
« Il parlait de liberté qu'on s'autorise, ou pas... » C'était dans un rêve, un rêve qui aurait pu être réelle... C'était une réalité, il parlait parfois de cette liberté qu'on s'autorise ou pas, mais cette liberté c'était la délivrance. Demoiselle Umbrella revoit cette pulsion de mort qui parfois les animait... Mais bien sûr tout était dans les yeux, tout était dans un demain moins triste. Demoiselle Umbrella l'a laisser dans une autre liberté que la sienne. Elle l'a laisser pour se créer une nouvelle liberté une nouvelle quête qu'elle ne parvient pas à faire aboutir, elle entend toujours le crie paternel, ses yeux si puissant creusé par la mort mais pourtant rien n'y fait demoiselle Umbrella ne parvient pas à lui attraper la main qu'elle voudrait pourtant tenir et serrer ... Demoiselle Umbrella s'est autorisé une liberté, celle de le quitter pour vivre autre chose.
« Les mots sont la naissance de la souffrance... » et c'est peut-être pour cela que Demoiselle Umbrella sait si bien les cultiver, les faire pousser pour que de beaux champs lexicaux émergent et suppurent une souffrance délectable, exutoire, une souffrance qui immole par des coups de poings et des coups d'un soleil autre que terrestre pour ancrer demoiselle Umbrella dans cette image venue d'ailleurs.
« Tout ce qui est oublié s'accroche aux rêves du passé et menace de réapparaître un jour... » Demoiselle Umbrella le sait elle le sent, c'est pour cela qu'elle ne veut pas oublier qu'elle ne veut pas dire à son spectre qu'elle ne l'aime plus, car ce serai mentir à ce frère de c½ur, à ce frère qu'elle ne reconnaîtra plus bientôt, mais qu'elle ne pourra jamais renier. Il a eu trop de place, il a eu trop d'impact, trop de souvenirs l'entourent. Elle a vécu une partie de sa mort avec lui. Elle sait qu'elle ne veut pas mourir comme il lui l'a voulu. Pas de sang qui fait tourner la tête qu colle, qui donne la nausée à sentir le fer et le rouge qui saute à la gorge qui démange.
« L'enfance est la période la plus heureuse selon les adulte... » Mais demoiselle Umbrella n'était pas dupe... Elle sait aujourd'hui qu'elle est ce qui fonde ses actes masi qu'elle peut s'échapper de tout ses traumatisme qu'elle a réussit à retirer d'elle même beaucoup de ses démons de l'enfance. Malgré qu'encore beaucoup viennent la chatouiller...
L'hôte de demoiselle Umbrella a saisi sa plume pour caresser le dos de demoiselle Umbrella. Avec volupté, elle lui donne l'émoi du rire et de l'érotisme. demoiselle Umbrella soupir d'aisance... Elle a un gros cailloux au fond du ventre mais n'oublie pas que les mots sont son souffle et sa voix car demoiselle Umbrella n'existe pas.

-16 juin 2005-





Demoiselle Umbrella a subit l'échec et doit s'en repentir, et après tout ira mieux... Elle a son avenir aux bords des larmes par cette faillite cuisante qui fait mal à l'égaux de demoiselle Umbrella. Son hôte lui caresse doucement l'échine pour que les larmes coulent enfin, mais rien ne vient. Pardon, elle se crie pardon à elle même de ne pas être à la hauteur de ses espérance de faire l'impasse sur des choses fondamentales pour l'avenir. Demoiselle Umbrella se donne trop d'aisance, de confiance mais ne se rend pas compte que le temps de l'avenir ne s'acquière pas comme cela. Il y a des vagues a affronté, des torrent a surmonté, des chaleur et des froids à donner à des feuilles de papiers qui ne savent pas encore voler...
Demoiselle Umbrella voit ce grand couteau de cuisine, elle s'en approche, les yeux pleins de peur de curiosité mais son hôte lui sourit et l'enveloppe dans de la soie, là où elle ne pourra pas s'en saisir, pas de facilité pour demoiselle Umbrella seulement un affrontement avec elle-même.
Mais demoiselle Umbrella revient a ses questions d'entant qui est-elle ? Et lorsqu'elle grave en elle cette question un sourire s'anime sur ses lèvres couleurs eau transparente, elle la sent tournoyer en elle cette question qui lui démange les âmes mais demoiselle Umbrella semble voir sa réponse se dessiner...
Une forme rose translucide apparaît, elle vole, elle est douce, lumineuse, elle transmet une force intense, une exubérance qui donne chaud à l'âme, qui ravive les larmes, les souvenir d'avant, d'avant le temps de la peur pour Toi qu'elle a tant aimé qui l'a tant fait rêvé d'éternité, qui l'a tant transformé... Demoiselle Umbrella est ce parapluie rose qui tournoie avec cette question dans son âme, elle est cette source lumineuse, à la fois douce et piquante au bout de ses baleines bien que point de gravillons ne fassent une révérence dans des robes pleines de dentelles et d'élégance.
Demoiselle Umbrella regarde cette montre qui suspendu à son coup dicte les rougeurs du temps...




-15 juin 2005-







Demoiselle Umbrella s'envole dans les démangeaisons de l'âme... Demain futur incertain. Demoiselle Umbrella se violente par les mots elle donne son univers à l'antre de l'écriture. Elle se fait du bien en jetant le mal à travers de grandes fenêtres turquoises, miroir de son âme. Il y a du rose en elle qui doit s'évacuer. Pensées étranges aux goûts amers et sincères. Umbrella envoie une fleur sucrée à sa pensée, Douceur au fond du c½ur de demoiselle Umbrella. Rien ne peut l'éloigner à ce jour de cette divinité, esprit créateur, muse qui donne la foi en l'avenir... Douceur au c½ur de l'éternel double Moi de demoiselle Umbrella.
Demoiselle Umbrella vit dans une autre, un corps qui l'hébergeait pour quelques nuits, rien de plus, mais les nuits occasionnelles ont fini par devenir des jours, des années et demoiselle Umbrella possède ce corps plein de mélancolie. Cela donne du rouge au joues de son hôte même si parfois elles se bataillent avec vigueur et que ce corps veut se défaire de l'encombrante demoiselle Umbrella qui toujours ouvre son parapluie rose plus longtemps dans ce corps déjà si étroit.
Elles s'assemblent dans une pureté imparfaite lorsque le jour débute son immersion dans une pénombre salvatrice... Demoiselle Umbrella ouvre un ½il et s'étire, elle ouvre doucement son parapluie, regarde la nuit, regarde le temps, renifle l'air, se laisse enivrer, et parcourir par la vigueur et le parfum de l'espace et de ses délices. Demoiselle Umbrella est sauvage et en même temps à l'image de cette Douceur qui lui titille le c½ur...
Y'a du soleil tout noir dans la vie demoiselle Umbrella, il ne donne pas de coup de soleil mais use les jeune femme aventurière avec fougue et drôlerie. Demoiselle Umbrella veut épouser la poésie des jours...
Elle sent cette poésie frôler sa peau, prendre possession de la peau de son hôte et tout doucement arriver près du sein de demoiselle Umbrella. La poésie caresse son âme et lui embrasse de petites touches de rêves son enveloppe charnelle. Demoiselle Umbrella sent le vent et le vide qu'il laisse en elle, ce bien-être l'envahi, lui élançant le c½ur l'emmenant si loin qu'elle ne comprend plus sa langue. Demoiselle Umbrella a perdu sa langue maternelle, elle a oublier les mots qui autrefois la violentés tant, qui autrefois l'empêcher de se révéler à elle-même. Demoiselle Umbrella a finir par devenir celle qu'elle possède, elle a qui elle a emprunté le corps, la voix, le temps, la vie...
Umbrella a froid dans ce corps confiné elle aimerait crier qu'elle existe mais elle ne peut pas, elle ne doit pas... Anonyme, confrontation avec le monde, demoiselle Umbrella n'est qu'un nom, demoiselle Umbrella n'a pas de c½ur qui bat, demoiselle Umbrella n'a pas sa propre voix, sa propre image... Demoiselle Umbrella n'a pas d'identité. Elle n'est que mots, que rêves que sensible et non réalité. Demoiselle Umbrella est un idéal, un miroir pur mais à la fois si mauvais. Demoiselle Umbrella devrait mourir mais son hôte s'est éprise d'elle, elles vivent l'amour, le consentement, la narcissique pâleur de l'ombre les envahi, elle est elle, et demoiselle Umbrella est elle. Elles sont deux en une, elle sont la fusion de l'amour éternel si l'une meurt l'autre meurt aussi pour toujours. Elles sont l'éternité par ces mots gravé dans l'espace.
L' amour fusion qu'elle deux refusent aux quotidien dans la vie réelle elles le vivent dans ce corps, dans cette espérance, dans ce délit incestueux. Demoiselle Umbrella est sa création, tout comme cette hôte rebelle est la création de demoiselle Umbrella, elle se sont crées pour s'aimer et se détester, pour ne jamais se séparer, pour s'unir dans un pacte sacré. Demoiselle Umbrella doit mourir, sa dulcinée le sait mais ne veut s'y résoudre, alors elle va laisser encore cette envahissante créature dormir dans le fond de son âme jusqu'à ce que demoiselle Umbrella est créée double lien final, celui qui donne le mal.

-14 juin 2005-






Demoiselle Umbrella ne s'en sort pas si mal. Elle veut de la poésie dans ses veines, du miracle au fond de ses yeux et des assonances dans ses mots. Demoiselle Umbrella ne sait plus écrire, ne sait plus mettre les mots qu'il faut les uns au bout des autres pour qu'ils forment une mélodie, un chant qui lui transpercerait le c½ur et lui donnerait envie de pleurer son âme. Demoiselle Umbrella ne sait plus.
Écrire élixir de jeunesse, de beauté et de reconnaissance envers soi-même. Écrire, recueil de tristesse et de moment joliment achevés. Écrire, apaisement de la souffrance que chaque être porte en lui. Écrire, c'est pleurer sa vie en lui donnant un sens. Demoiselle Umbrella l'a compris elle est née avec ce parapluie de mots en elle. Elle est née avec ce tissu de lettres, de murmures qui toujours la réveillent pour lui caresser son intérieur couleur sang, couleur vie. Naissance d'une femme au regard sucré qui pleure des larmes toujours plus salées mais qui cherche aussi à se battre, à se convaincre, que demain est ailleurs et non dans tout ces pleurs. Demoiselle Umbrella cherche les assonances qui font vibrer sa vie, lui rendant cet écho qu'autrefois elle portait, cette vie qui la tant fait tournoyer...
Le temps, le temps du Rien hante demoiselle Umbrella. Rien, néant qui enseveli même les plus courageux, qui détruit même les plus robustes. Le Rien, peur du genre humain. Demain, morceau de Rien. Et puis il y a ce soleil qui se lève, majestueux, sur cette ligne d'horizon, triomphante de laisser découvrir au monde le Rien qui transporte indéfiniment les c½urs. Le temps, le temps du Rien, de l'absolu éternité, de l'absolu unité. Couleur unie dans ce paysage qui se veut diversifié et qui donne au regard un trait fin et absolument inhérent, le Rien.



-10 juin 2005-






Demoiselle Umbrella commence a jouer demain. Elle ne sait de quel côté elle doit regarder alors elle fonce, tête baissée, sourire figé, mais ventre détendu et serein. Elle se souvient que ce ventre est sa conscience qu'il l'a emmené sur les chemins de la mort mais lui a aussi sauvé la vie. Il lui parle, lui dit des mots doux et durs à la fois, trouve des pointes aiguës pour faire mal et la guider vers les bons chemins. Ce ventre qu'elle a tant détesté est son berger. Demain saut vers l'avenir, saut vers un après-demain qu'elle a peur de voir et de toucher. Quel est cet être humain qui a la capacité de voir ce présent-futur comme souffle Saint-Augustin aux lycéens en pleurs.
Yeux ouverts vers un monde qui ne lui fait qu'à moitié peur elle écarquille sa vie pour prendre de l'air en plein face. Pas de Brooklyn en vu, réveille toi demoiselle Umbrella !
Danse petite, danse, de toute façon tu ne sais même pas faire cela alors pourquoi pas se risquer à être dans l'inaptitude quand demain on va dans un univers méconnu où seul les neurones ont une âme. Demoiselle Umbrella n'aime pas ce paradis aseptisé ou on privilégie la peur ou l'on teste ou l'on met des êtres humains dans des cases.
Demoiselle Umbrella observe d'un regard vitreux l'antre de sa désinvolture ou pourtant elle va aller avec délectation car c'est également sa porte de sortie.
Mais qu'elle est cette sortie ? Une question qui n'avait pas resurgit depuis une belle année revient sur toutes les lèvres, « que va-t-on faire de nous ? »
Demoiselle Umbrella entend un écho d'hymne Londonien qui éclabousse son âme elle ressent la douceur qui vient lui caresser l'échine. Cette Douceur qu'elle adule tant en secret et qui revient lui flatter l'égaux.
Demoiselle Umbrella s'aime, elle est Dieu parmi tous, elle est le Dieu qui dirige un corps et des actes, elle cache son impuissance derrière des mots pour camoufler son ignorance, son rejet d'elle même que si longtemps elle a entretenu. A présent Dieu en elle-même, elle se regarde et se laisse encore tromper par son reflet. Et non l'évidence l'envahi ce corps n'est toujours pas Elle.
Sans autrui on ne peut pas s'aimer mais de nos jours c'est l'image que l'on nous transmet d'autrui qui nous pousse à nous détester. Tout le monde est beau et parfait. Avec plein de capacités et de réussites dans les veines. Des supers héros en puissance, mais pourtant si banals, ils mangent de la salade et des pâtes. Qui admire le monde, danse et souvent resurgit dans le siècle des mots ?
Demoiselle Umbrella a des parapluies qui retiennent ses larmes de pluie. Demoiselle Umbrella va dans cette impasse où se cache une sortie mais qu'elle ne veut peut-être pas tant que cela emprunter. Le cri paternel qui rentre en conflit avec le cri d'adolescence et la douceur maternelle qui demande cette aide qui ne saura plus là pour la faire sourire quand tout ira si mal...
Les boules qui font mourir les gens sont toujours dans les tournants de vie, là où elles pensent être invisibles. Mais demoiselle Umbrella les guette, les scrute, les appréhende, les vomit une fois de plus sans succès. Elle sait que le grand nuage de douleur va revenir pour laisser l'égoïsme manger les c½urs mais elle ne laissera pas faire tout cela, elle va se battre même si elle doit y laisser une partie de son temps, de sa vie, de son avenir. Elle s'est trop engagée, elle s'est trop impliquée elle ne peut plus refermer cette porte qu'elle voit ouverte derrière elle. Elle ne la voit plus car pour l'instant le soleil la cache mais elle sait qu'un jour ou l'autre la pénombre la révèlera à nouveau et qu'à ce moment là il faudra se battre avec plus que des mots, des peurs, et des larmes, il faudra ce corps, cet engagement, et ce soutien qu'elle transporte mais ne diffuse jamais assez...


-8 juin 2005-







Demoiselle Umbrella fait l'inventaire, un, deux, trois, tout est enfin en ordre dedans sa tête de petite fille, de petite femme qui ne veut pas être comme les autres... À travers elle-même elle voit les rayons de lumière qui finissent par donné le goût de la nuit à cette demoiselle Umbrella qui gamberge dans un océan de vieux, de laid, de pleurs noyés dans des alcools passés. Demoiselle sent le parfum de l'ancien elle. Entrevu du bout du monde, la patience dans les doigts de pieds. Elle rigole avec le vent mais pleure avec le temps. Demoiselle Umbrella dirige ses mots vers le sommet du n'importe quoi. Elle écrit, écrit, s'écrit danse avec son souffle court et embué.
Soleil des bords de Loire, les parapluies symboles de la vie luisent aux coins des yeux du peuple.




-6 juin 2005-




Demoiselle Umbrella a le mot examen au creux du c½ur. Elle sait que le temps de l'avenir est entre ses pages remplis de « sciences » qu'elle doit absorber et comprendre, qu'elle doit avaler et revomir pour assurer sa survie. Elle sent le vent monter en elle, quelque chose qui la pousse vers de nouveaux espaces, de nouvelles terres promises. Demoiselle Umbrella comprend tout et à la fois rien. Elle pense et meurt dans une vague de remise en question. Que va-t-elle faire d'elle de ce bout de chair capable de rien ?
Demoiselle Umbrella a du rire au fond de ses larmes, du froid dans ce corps brûlant. Et des envies de donner ce corps, vente à moitié prix, Umbrella se brade.
Demoiselle Umbrella ne semble pas à la hauteur de ses espérances, elle se voit minuscule, elle se voit ridicule. Pas de honte juste une vague de dégoût devant l'échec qui s'offre au c½ur de demoiselle Umbrella.
Elle regarde les yeux grands ouverts ce corps enroulé dans un morceau de pelage vert qui gis à ses côté, elle l'admire, elle a envie de le prendre dans ses bras et en même temps elle ne peut pas. Le cri paternel qui est en elle n'est pas assez fort. Elle se laisse glisser et voit ses erreurs la hanter et la manger, glace caramélisée.
Demoiselle Umbrella attend les réponses de la mer mais jamais elles ne parviennent jusqu'à elle.
Demoiselle Umbrella contient la mer dans ses yeux, et elle ne peut pas la retenir. Elle voit s'évader les coquillage vers des nouveaux rivages. Elle entend son écho dans les plus grands crustacés. Elle sourit, elle entend ses pleurs, son passé.




-5 juin 2005-

# Posté le samedi 11 juin 2005 08:43

Modifié le vendredi 01 juillet 2005 14:33

Mai, un an après...

Mai, un an après...


Demoiselle Umbrella, jeune pelouse en réflexion. Demoiselle Umbrella aux yeux couleurs béton. Assise au sein du lycée, regarde la vie couleur sable dorée. Demoiselle lit sur des visages endormis l'envie de sortir des murs. Toujours cette impression l'enveloppe, demoiselle Umbrella pose des mots qui ne sont plus les siens dès qu'ils ont épousé l'espace, le blanc immaculé du papier quadrillé à la senteur « écolier ». Gros sac sur le dos, regards perdus pour retrouver amis et banc vides, vide de sens, vide cette vie réglée par le temps employé. Emploi du temps, temps qui s'entortille qui se détend au fur et à mesure que les jours défilent devant les yeux grands ouverts de demoiselle Umbrella.
Demoiselle Umbrella va sauter à pied joint dans l'avenir. Morceau de sport, dernier supplice de toute une vie, plus jamais elle ne veut entendre cela comme un ordre. Rien que du plaisir, plus que du plaisir. Demoiselle Umbrella suit pour la dernière fois les ordres staliniens qui bourdonnent à ses oreilles, qui lui donnent des hauts le c½ur, qui lui mettent la vie au bord du gouffre.




-17 mai 2005-








Demoiselle Umbrella ne reconnaît pas ces mots. Dès qu'ils s'échappent pour échouer sur le papier ils ne sont lui siens. Ils n'ont plus de mère, il n'ont plus d'enfantement. Demoiselle Umbrella fait peur avec ces visions morbides sur la naissance, sur la vie, sur les horizons que celle-ci offre. Demoiselle Umbrella se souvient ce film qui dans son enfance lui a fait du mal, ou éc½uré cette femme attendant un enfant d'un homme qu'elle déteste à qui on l'a marié de force, se fracasse le ventre contre un évier. Elle pleure et en même tant sourit de tuer cette vit dont elle ne veut pas en elle. Il y a cette expression que demoiselle Umbrella veut retrouver dans ces mots, dans ces ½uvres qui avec le temps viendront au jour, pour choquer, pour briser. Demoiselle Umbrella a conscience de mettre du mal dans ces mots, dans ses gestes, dans sa vie, dans ce qu'elle projette, mais c'est sa nature, elle espère que le temps deviendra autre avec sa trace ancré dans la terre. Mais tout cela ne sot que des rêves d'enfant des souvenirs traumatiques qui hantent et arpentent la pensée de demoiselle Umbrella. Elle sait que ces mots ne toucheront pas les cimes, elle sait que tout ces regrets qu'elle n'a jamais eu en elle n'éclateront pas au jour. Elle sait qu'elle restera de marbre et que jamais, non jamais elle ne vivra avec ces mots gravé sur la peau comme son reflet. Pourtant ce rêve est le rêve de chaque homme, vivre de sa production, vivre de ses passions, de ses ambitions.


-15 mai 2005-









Demoiselle Umbrella sent le renfermée, la poussière et l'envie de bouger... Demoiselle Umbrella s'est presque enfermée dans ses cahiers toute la journée. Il y a cet examen, étape dans une vie, examen de passage vers l'autre monde, celui de l'indépendance, de la solitude, du sourire effacé de cette famille qui part au loin, et puis il y a l'échec qui redouté traverse l'esprit de demoiselle Umbrella.
Demoiselle Umbrella écrit, sur tout, sur rien... Elle peut faire l'éloge des Cookies jusqu'à celui du verrou d'une porte. Elle peut écrire sur l'existence, sur sa propre existence, récit d'une année toute bouleversée et tant d'autres enfoncé au fond du placard de l'âme de son hôte. Demoiselle Umbrella a du rimmel sur les yeux et du noir sur ces ongles, elle regarde de sa pupille amer cette vie non contrôlée qui lui file entre les doigts et est heureuse que celle-ci lui échappe pourquoi vouloir tant de contrôle sur les choses?
Demoiselle Umbrella ouvre son grand parapluie couleur espoir et finie sa course au fond d'un puit doucement creusé par les années...
Demoiselle Umbrella n'a plus de mots aux bouts de ces doigts, elle s'évanouie...



-11 mai 2005-









Demoiselle Umbrella mi-femme, mi-homme regarde la nuit passée avec du rire dans les yeux. Jamais elle n'aurait cru avoir autant de masculin en elle, jamais elle n'aurai pensé découvrir en elle une aussi flagrante laideur. Demoiselle Umbrella regarde le monde avec courage, avec drôlerie et contentement, elle se laisse vivre au fil des jours et pourtant tout se rapproche. Elle a cet amour en elle qui la bouscule et lui met les pieds devant le mur des sentiments, elle grave ce prénom qui la tiraille et fait demi-tour, rien n'est possible. Douceur n'aime pas l'extravagance, l'extravertie qui toujours met le malaise en les gens... Demoiselle Umbrella a un vibrato dans le c½ur et du souffle tout fort dans le creux de l'oreille, demoiselle Umbrella s'entend donner de la voix au fond d'elle même...
Rien n'a de sens avec ce nouveau Mai, ce nouveau Mais rien ne saura jamais comme demoiselle Umbrella l'espère, pas de retrouvaille avec elle même pas de communion avec ses désirs de vivre et d'aimer, pas de courage dans la voix, pas de courage dans ses mains qui doivent pourtant la porter toujours plus loin...
Demoiselle Umbrella doit écrire pour se trouver, elle doit mourir pour repartir, repartir vers l'avenir. Demoiselle Umbrella écrit n'importe quoi comme les mots la guide, comme son souffle la mène, comme son c½ur la déchaîne, l'enchaîne...
Dans ce tourbillon de mots sans sens, elle se met à nue, comme elle n'a pas de but pour courir à droit, mais non, à gauche, demoiselle Umbrella n'est pas latéralisée, elle ne connaît pas l'est ou le nord que doit prendre sa vie pour trouver l'équilibre, l'équilibre qui fait basculer vers l'oublie et le contentement...




- 9 mai 2005-










Demoiselle Umbrella se perd dans le bruit sourds des orages. Elle regarde le soleil se coucher sur la Loire et ses reflets bleutés... Elle entend Camille lui chuchoter des mots à l'oreille et ça lui fait du bien...
Demoiselle Umbrella n'a plus de mots en elle... Elle se sent retirée de tout et ça lui fait peur.. Elle n'arrive pas à se forcer au travaille, elle n'arrive pas à tourner les pages qui seront une partie des pages de sa vie, celle de son avenir...
Demoiselle Umbrella se fait silence, elle racle sa gorge et nettoie ses yeux plein d'angoisses et de mélancolies.
Demoiselle Umbrella ne sait plus quoi dire, cela fait un an que sa naissance a éclos véritablement et voilà un an qu'elle écrit des mots sans sens pour les autres, sans sens pour la vie...
Demoiselle Umbrella veut naître à nouveau, veut rigoler dans le soleil de l'été se dire qu'elle va réussir le temps des cerises et que cette fois-ci il ne sera pas emporté par la foule...
Été de fer, été de terre, été solitaire, été d'acier, été sans mots, sans sens, sans vie, sans souffle, été pluvieux, été malheureux...
L'amour va unir les deux vies de demoiselle Umbrella, les vies qui ont vu naître demoiselle Umbrella et son hôte.
Schizophrénie, double liens dans ce monde secret qu'est la tête de demoiselle Umbrella, pas de lumière qui plonge le corps de cette belle endormie dans la vérité... Dans le souffle des rires qu'offre demoiselle Umbrella au monde, elle s'agrippe à son parapluie et se laisse glisser au branche du temps, aux branche du vent, aux sourires de sa maman... Cette mère qui lui offre la force de se battre contre les râles qui se sont engouffrés dans le corps de cette âme s½ur, de ce corps qui fermé au monde évolue devant la douleur que lui consacre les boules qui font mourir les gens.
Amour qui ne peut pas quitter l'être, amour qui fait tourner vers l'angoisse les âmes. Préoccupations qui envahissent la tête, le corps, les sourires, les paroles... Pluie qui donne des frissons, pensées qui glacent et qui apportent le vent aux yeux, et qui oblige les larmes...
Demoiselle Umbrella pense à ces mots « Je t'aimerai toujours » et elle les enroule autour de son corps, pour qu'il lui tienne chaud dans la pérennité. Sentiment incassable. Demoiselle Umbrella voudrait que cette âme s½ur, ce trop plein de vie, ce trop plein de chair, lise ces mots qui lui sont dédiés et peut-être un jour cette demoiselle Umbrella parviendra à les lui confier...[c/]


-4 mai 2005-












« La lutte de l'homme contre le pouvoir est la lutte de la mémoire contre l'oubli » Mirek.[c/]


Demoiselle Umbrella n'arrive pas à trouver le sommeil. Elle admire son plafond et regarde par la fenêtre si par miracle le soleil ne va pas apparaître. Elle est calme et pleine de neutralité, rien ne ressort de son poignet. Pas de mot qui se révèlent être des clefs.
Demoiselle Umbrella écoute une femme qui lui souffle des beautés poétiques au creux du Moi. Une toile d'araignée se balance dans une brise légère. Demoiselle Umbrella s'imagine être sa proie et dérive dans des pensées « n'importes quoi ».
Des rythmes lui martèlent la peau. Elle pense au voyage, aux trains, aux bruits que font les rayes. Elle pense a ces voyages où elle regarde le monde défiler au fil des voix qui lui traversent la chair.
Demoiselle Umbrella a de la mélancolie au bout de son crayon et pourtant rien dans le c½ur, ni dans le ventre. Il n'y a pas d'ailleurs où peuvent se loger les mauvais maux, les mots qui fâchent.
Demoiselle Umbrella a des blancs, des feuilles vierges coincées dans la gorge. Écriture de l'âme, écriture douceâtre, écriture automatique, écriture somatique. Guérir des maux par les mots.
Demoiselle Umbrella s'emmêle dans les fils qui tiraillent son histoire. Être perdue et pleins d'espoir, existence épanouissante pleine de tissus lacérés. La vie est un tumulte de combats. Demoiselle Umbrella pleine de tourbillons songeurs sourit et vit se jetant dans la quête de son Moi. Et miracle un jour elle ouvre les yeux et commence à comprendre ce que cette mystérieuse Umbrella fabrique sans ce corps là.
Un cocon plein de n½ud, pleins de laine toute douce mais qui pique lorsqu'elle est trop prêt du corps.
Demoiselle Umbrella, deuxième naissance, un jour de mai, il y a deux ans dans un jardin peins de rosée : Un garçon qui regarde une femme avec des yeux plein d'amour maternel, plein de belles humeurs. Une fleur dans ses cheveux, des rires et des secrets, et un amour, un amour indestructible qui hante Umbrella comme si elle avait croisé Dieu. Rencontre qui fait changer, qui dans la chair reste gravée.
Demoiselle Umbrella, Plasticine, pâte à modeler inlassablement, pétrissable et qui pourtant lutte contre les influences du monde.
Demoiselle Umbrella a croisé l'Être unique qui a fait d'elle un être unique à son tour.
Perdue dans un néant qu'elle ne parviendra peut-être jamais à atteindre, elle attend, elle supplie le vent de lui amener le temps de ces 17 ans.



-2 mai 2005-

# Posté le lundi 02 mai 2005 12:22

Modifié le vendredi 20 mai 2005 13:05

Avril, clapotis, ne te découvres pas d'un fil...

Avril, clapotis, ne te découvres pas d'un fil...



Il pleut tout doux sur les yeux de demoiselle Umbrella. Il fait tout doux dans le c½ur de cette demoiselle Umbrella.
Ce matin quand elle a ouvert les yeux elle a vu le soleil et un quartier de ciel bleu, elle a sourit et a ouvert son parapluie. Tout doux le soleil est venu la caresser et de ces doigts nu il la transporté délicatement. Elle était légère et la pulpe de son corps avait entouré les rayons de chaleur que diffuser son destrier.
Demoiselle Umbrella veut vivre un de ces rêves. Demoiselle Umbrella veut vivre tout doucement, se laisser porté par le mois de mai qui va éclore. Demoiselle Umbrella a une lune douceâtre entre les lèvres et un regard planté dans les étoiles et le vent.
Doucereuse la vie, doucereux le temps. Demoiselle se laisse envahir par ce mensonge pour ne pas penser à demain.
Doux ce râle qui la menace, doux ce corps qui tombe sans cesse. Doux ce fantôme qui dort, qui souffre et qui pleure.
Umbrella a ouvert la boite de Pandore. Elle était si joli, si douce, si colorée, pleine de rires. Demoiselle Umbrella ne sait plus quoi faire maintenant que son c½ur est ouvert, il saigne, il danse et sautille de branche ne branche. Plus rien n'a de sens.
Avril Elle Ne S'est Pas Découvert d'Un Fil.




-30 avril 2005-



Y'a du plomb dans les ailes de demoiselle Umbrella. Elle ne sait plus voler elle ne sait plus pleurer. Elle est le marbre, elle est la dureté, le froissement de l'âme. Elle voit ces tombe d'enfants, elle voit ces figures plastiques qui ont épousées la terre et empli les air de leur cendres argentées.
Demoiselle Umbrella sent la naissance et la mort prendre doucement possession de son âme et ces rires d'enfants et ces sourires font d'elle une petite plume de mélancolie.
Demoiselle Umbrella a une envie au creux du c½ur, du pain très moelleux à la place de sa chair, elle n'est plus humaine elle est vie.
Demoiselle Umbrella apprivoise les images, les sons et se nourrit des ailleurs...
Elle sombre dans un demi sommeille ou elle se sait en sécurité, elle prend conscience que ces mots n'ont pas de sens, qu'elle écrit mais qu'elle ne prend pas les mots à bras le corps...
Demoiselle Umbrella veut faire l'oiseau blessé... demoiselle Umbrella pourtant n'a fait que s'égratigner...


- 20 avril 2005-


Demoiselle Umbrella écrit puis vomit. Demoiselle Umbrella se donne des gifles couleurs rosées et donne à ses yeux des morceaux de vent pour les fermés avec violence devant l'horreur des pensées qui ces derniers jours ont parcourut tous les membres, tous les méandres qui sinueux frôle la vie de demoiselle Umbrella.

Elle voit cette fenêtre qu'elle n'a jamais le courage ni la volonté d'ouvrir pour apprendre à voler. Mais un jour elle le sait elle y parviendra. Ce jour là, elle s'aimera.

Demoiselle Umbrella a des bulles aux fond des yeux, au fond de la gorge et dans le c½ur aussi. Elle ne peut plus penser au temps car cela veut dire qu'il faut penser à se battre. Demoiselle Umbrella veut s'enterré dans le sable. Elle veut ensevelir son corps et y laisser cette vie, en débuter une neuve, renaître. Demoiselle Umbrella veut écrire puis vomir.

Demoiselle Umbrella déverse sur les temples du savoir toute sa ranc½ur, toute son amertume... elle veut les déserter regarder derrière elle et penser à Boris Vian, lui sourire, lui lancer un clin d'½il et se faner. Les mots n'ont plus de sens. Demoiselle s'est construite grâce à eux. Mais elle se questionne sur son devenir dans cette mer de phrases, de mots qu'elle a construite... Doit-elle continuer cette entreprise, continuer a déverser son elle-même dans un endroit que personne ne connaître, qu'elle même ignore. Bientôt un an que ces mots tourbillonnent sans but et s'effondre dans une continuité, un renouveau inexistant. Toujours les même plaintes au milieu des pages blanches qui noircis on envie de se chiffonner dans le vent... Doit-elle poursuivre ce néant ?




-8 avril 2005-




La religion est en deuil, la religion de demoiselle Umbrella, elle-même. Elle est Dieu, elle est ses propres lois, elle est ses dix commandements, son apogée de la gloire et de ses destruction les plus intimes. Elle assume tout ses malheurs et laisse ceux des autres, aux autres. Pas de dos assez large, pas de chair assez dur pour supporter tout les poids. Pas de croyance assez grande pour comprendre tout les mots. Pas de jugements assez forts pour punir les délits, et dénoncer les pêcher. Justes supporter les siens et tenter de comprendre ou de désapprouver ceux qui lui piquent les entrailles.

Pas de cote en moins pour créer l'homme, pas de pomme du savoir, le savoir se trouve dans les temples que l'être humain a créer pour donner à sa progéniture l'espoir de survivre. Sa religion, la philosophie. Son pouvoir, la parole. Son après dans la mort, le néant. Nulle vie, et merci. Demoiselle Umbrella ne veut pas être dans le concours de celui qui accomplira les meilleurs scores durant cette vie, elle ne veut pas se dire qu'elle devra des comptes à quiconque qu'à elle-même. La religion est en deuil, demoiselle Umbrella sourit. Le plus triste c'est que l'on va en trouver un autre... Un autre pour diffuser l'espoir de se sentir aider par les guerres que les hommes refusent mais que les plus ancrés dans cette religion provoque, demandez à l'Amérique si Dieu à voulu les deuils et les orphelins du monde ?

Il faut assumer ses dires, ses choix, ses trouvailles et ses pertes, sa folie et donner aux autres la vérité qui s'approche le plus de la votre. Ne pas manipuler même si les mots, ces traîtres nous donnent du cauchemar dans les yeux, l'odeur du sang dans le nez et les cris et le bruit sourd des balles dans des corps dans les oreilles.

La religion est en deuil, demoiselle Umbrella est révoltée. Pourquoi inonder nos écrans, nos oreilles de ce deuil. Les deuils sont intimes et se font en communion avec soit-même. Pas d'étalage de sentiments, pas de caméras pour offrir au monde se parfum de scandale qui attire tellement ce monde.

Plus de religion, juste croire en soi. Plus de religion juste assumer et dénoncer. Demoiselle Umbrella envie ces gens qui savent se cacher derrière un juge de tout les instants pour s'imposer une ligne de conduite. Mauvaise foi que Sartre invoquait ? Véritable existence d'une force dont demoiselle Umbrella n'a pas la connaissance et n'a pas senti le pouvoir sur elle.

Demoiselle Umbrella croit savoir ce qui est bien pour elle, et la ligne de conduite à adopter envers autrui. A-t-elle raison ?






-3 avril 2005-

# Posté le mardi 19 avril 2005 07:43

Modifié le dimanche 01 mai 2005 10:01

Mars, tout repart sans bruit...

Mars, tout repart sans bruit...
Demoiselle Umbrella est toute flou dedans elle... elle aperçoit les canaux qui naviguent en elle. Elle se perd dans un bruit qui bourdonne à ses oreilles. Demoiselle Umbrella a du sucre accroché à ses paupières, sans bruit tout repart. Son paternel chantonne son crie de désespoir et dans le c½ur d'Umbrella les sirènes s'emmêlent. Dans les pluies de fumées qui peuplent Amsterdam, elle entend couler la neige sur ses flancs crépitants. Elle ne comprend plus rien à ces gens déroutants qui toujours l'entraînent sur la croisées des chemins, elle les aime, les déteste et souvent se repend de ses accès de pouvoirs, de ses yeux qui voient jour au travers de ce monde qui toujours trouve des détours. Demoiselle Umbrella ne sait pas où elle va, le Quartier Rouge l'appelle mais elle fuit vers le cars qui la rapportera vers le crie paternel. Demoiselle Umbrella en a marre des gens, ils sont pas comme les aime, pas comme voudrait aimer. Son petit c½ur s'emballe dans du papier mouillé et elle divague, et elle trésaille. Demoiselle Umbrella est un grand n'importe quoi, elle ne sait comment faire pour devenir meilleure.




-6 mars 2005-



Demoiselle Umbrella a entendu des mots qui devraient séjourner dans des limbes secrètes. Elle n'a pas honte de ses découvertes mais elle sait que son paternel souffre et qu'elle ne fait rien pour arranger cette situation qui pourtant la déchire. Demoiselle Umbrella est attaché à des fils invisibles. Nouée par son estomac à des pensées à des images qui toujours la renvoie à celui qui est Elle. Demoiselle Umbrella n'a pas de réponse, elle sait qu'il est vérité et pas elle. Elle sait qu'elle l'aime et que leurs amours restent emmurés comme jamais près à s'atteindre. Demoiselle Umbrella souffre de trop se taire, de trop intérioriser son affection débordante, elle vomit ici ce qui la transperce tout les jours. Demoiselle Umbrella est une femme qui a genoux a décider de se laisser traîner dans les méandres de l'avenir. Umbrella a un goût pour le futur et une amertume pour ces pensées du passé...

Demoiselle Umbrella est seule car elle ne parle pas. Elle a bien une petite voix qui lui parle mais rien de plus. Elle sent que tout repart sans bruit. Les angoisses, les lits blancs alignés dans une odeur insoutenable. Les femmes qui lui sourient comme pour la rassurer d'entendre les poumons de son paternel hurler et se dénouer à l'intérieur d'un corps qui semble avoir cessé de vivre. Et pourtant, par la fenêtre du quatrième étage, demoiselle Umbrella aperçoit les voitures, la neige, les nuages, les étoiles qui peuplent ces nuits pleines de brouillard. Demoiselle Umbrella veut arrêter de comprendre et pourtant elle se fond dans le corps médical comme si elle était né dans une éprouvette... demoiselle Umbrella recherche sa vérité qui les veines arrachées par le sang qui s'en est écoulé commence à faiblir dans le petit jour. Elle entend sa matrice courir dans les couloir vert et s'effondrer devant le but si proche. Elle voit des masque qui tombe qui rit sans donner autre chose que du mépris devant cette maladie qui jamais ne veut nous laisser reprendre esprit et réconfort.



-7 mars 2005-



Demoiselle Umbrella bloquée entre quatre murs regarde le plafond et les araignées vides. Elle voit ce beau orange tout doux et tout moelleux qui lui flatte le teint et cette laine bien rouge qui lui ajuste les lèvres. Une femme au visage dur se place comme un bourreau devant ces murs inertes dévisageant les esprits.

Demoiselle Umbrella s'est bien trompé d'étage, elle n'a pas trouvé le bon escalier et la voilà ficelée à de fins barbelés qui lui fendillent la chair.

Umbrella a perdu son parapluie qui autrefois lui protégeait le c½ur. Elle a envie de partir, de ne jamais revenir de prendre l'escalier et de joliment sauter pour atteindre avec légèreté le septième ciel adulé. Bien sûr elle ne peut pas et c'est donc pour cela qu'elle se mordille les doigts. Son sang coule contre son corps. La naissance de ses seins ouvrent au jour le matin et elle se libère de ces cris qui la lacèrent.

Demoiselle Umbrella n'est que répétition, elle rentre en scène le soir et s'effondre au matin trop apeurée de voir que le temps ne sert à rien. Elle regarde le vide sans savoir comment de son corps trop plein elle va sauter le pas. Elle griffonne sans cesse des morceau d'encre jeté sur des feuilles de papier. Arbres déracinés pour satisfaire l'orgueil d'une jeune fille en fleur.

Demoiselle Umbrella observe les femmes et plonge dedans elle pour expulser d'elle-même toutes ses pulsions charnelles. Elle ne veut pas lutter, elle veut seulement aimer d'un même pied d'égalité. Sa nature l'a trompé, son c½ur s'en est allé chatouiller les petits pieds d'une jeune Douceur dissimulée. Malheureusement, les pieds sont occupés par des chaussures bien installées. Demoiselle Umbrella a jeté ses désirs, a jeté son poitrail dans les airs diluviens. Elle s'aperçoit que rien n'a de demain et que c'est dans ses pleures que s'étouffe à nouveau son c½ur.





-12 mars 2005-



Demoiselle Umbrella a-t-elle envie d'être où elle est ? Avoir faim et crier. Crier. Umbrella a le c½ur dans le vent. Être dans le flou devient coutume. Ne plus vouloir regarder le monde. Se lasser des gens, de leurs sourires de leurs préoccupations. Avoir faim ! Ne plus parler se murer et espérer. Espérer quoi ? Le vide, le neutre, le vent, la vie, le silence, la plénitude, le sourire et l'histoire d'un père. Créature abjecte. Envie d'écrire, de se jeter vite très loin.




- 15 mars 2005-





Demoiselle Umbrella a mis des notes de musique dans ses oreilles et les paroles amène un parfum d'hier. Étrangement, elle sent cette odeur qui lui envahissait les narines chaque fois qu'il était près d'elle et qu'il la serrait dans ses bras, qu'il lui disait qu'il tenait à elle, qu'elle était son amie, qu'il l'aimait de cet amour indestructible qu'est l'amitié... Demoiselle Umbrella a un poids dans la poitrine. Elle a la gorge étranglée d'écouter ces mots, d'entendre ces notes qui sont si noué à cet homme qui toujours la hante, qui toujours lui murmure à l'oreille qu'elle a été quelqu'un, qu'elle a eu de l'importance dans ce monde. Et cette « trahison » la ramène aux douleurs d'antan... Demoiselle Umbrella a des remords mais aucun pansement pour la guérir, aucun moyen pour le faire revenir, pour se faire pardonner par l'homme qu'elle a tant aimé...

C'était un amour asexué, un amour fraternel, un amour qui seul dans la mort se brisera même si demoiselle Umbrella devra vivre avec ce manque impérieux dans le creux de son elle-même, et que chaque fois qu'elle marchera dans la rue, qu'elle regardera les nuages d'une certaine façon elle se souviendra. Elle l'aura en elle, comme les enfants qui grandissent peu à peu dans les ventres, sauf que cet enfant là jamais elle n'en accouchera elle le conservera jalousement en elle. À présent que la vie le lui a pris pour « toujours » et qu'elle ne lui a laisser que le sang dans la mémoire, que cette après-midi où ils ont parlé, où ils se sont jurés l'amour, et où il se sont jurés de graver un secret dans leur c½ur, dans leur chair, elle marche avec se pincement lancinant qui lui fêle parfois les côtes...

Demoiselle Umbrella est une autre depuis que la mort est venue frôler son amour pour cet homme, cet homme souffrant de son histoire, souffrant dans son corps d'homme aimant les hommes. Demoiselle Umbrella l'avait compris, avait saisit sa complexité qui la fascinait qui lui permettait d'aimer cet homme sans qu'un jour elle doive lui donner par amour son corps. Qu'elle doive par excès d'amitié une nouvelle fois se faire du mal, se mutiler d'amitié au nom d'une générosité incompréhensible... Demoiselle Umbrella pense à sa Douceur qui en cette heure tardive lui permet de faire le vide, de fermer les yeux et de se laisser transporter vers des histoires imaginaires, comme si son amie d'enfance avec qui elle jouait alors qu'elle était dans la solitude de sa chambre revenait et lui donner une nouvelle fois la joie d'inventer un nouveau monde ou l'on peu sauter sur les mur qui laisse rebondir les corps. Demoiselle Umbrella s'engouffre dans le tourment de l'enfance, dans le néant du souvenir et se recroquevillant sur elle-même, elle s'épanouie, se détend et s'offre enfin le temps de sauter à pieds joins dans les nuages, loin du sang, loin des boules qui fond mourir les gens.





- 16 mars 2005-
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# Posté le dimanche 17 avril 2005 18:55

Modifié le samedi 11 juin 2005 08:54

Février, il fait froid, plus rien ne veut rien dire...

Février, il fait froid, plus rien ne veut rien dire...
Le cerveau de demoiselle Umbrella gît sur une table de l'antre du savoir. Elle a des valises de maux et des wagons de mots qui lui tournicotent en dedans. Ah mais la Paix! Demoiselle Umbrella est épuisée, elle ne sait plus où donner des méninges...

Elle fait de la fumée avec sa bouche tellement le froid vivifiant de février s'est faufilé dans des contrées peu visitées. Elle a des petits morceaux de glace entre les dents et du gel au cils qui lui engourdisse le reste de la tête. Demoiselle Umbrella veut changer de nom. Elle veut changer de lettre, de consonance, peut-être un peu d'apparences...

Demoiselle Umbrella est fatiguée et elle ne sait plus ce qu'elle dit. Ce que les mots racontent...

Plus rien ne signifie rien.





-2 février 2005-




Février à les pieds meurtri par les cris que le peuple pousse. Demoiselle Umbrella s'enivre de ces manifestations de douleurs qui déclarent au gouvernement que rien n'y fera, nous nous battrons ! Demoiselle Umbrella a les yeux pleins de larmes devant ce courage, devant ce miracle de la foi en l'avenir si les choses changent... Viva la revolucion !

Le c½ur de demoiselle Umbrella vibre aux rythmes des pas de ces jeunes gens pleins de colère et de résolution, pleins de projets et d'envie de vaincre en espérant que cette joie ne les quitte pas...

Demoiselle Umbrella porte ses valises plein de sommeils inachevés et de mots trop forts criés. Elle a les yeux rongés par les nuits blanches et le c½ur emporté par les palpitations de bonheur que lui apporte la vie. Elle sent en elle changer le monde, enfin, il se réveille et crie qu'il ne se laissera pas faire !

L'éducation que le monde porte en lui doit vaincre les mauvaises fréquentations que la politique nous mène à visiter... Les voyous sont moins escrocs que tout ces hauts dirigeants qui tentent sans cesse de manipuler les foules... mais nous nous laisserons pas faire...

Viva la revoluccion... Et qu'elle dure, qu'elle se propage, qu'elle envahisse les rues, les avenue, les boulevards, les rivières, les souterrains et les mers les plus profondes, qu'elle donne à cette démocratie une nouvelle tournure qui redonnera un brin de sourire aux citoyens de demain qui déjà la bière à la main et les menottes aux pieds s'endorment avec une envie de mort insoutenable en pensant au chômage qui leur enlèvera le goût du pain du vin, de vivre...

Il y a une vie après la jeunesse mais faut-il encore que celle-ci en vaille la peine pour que notre jeunesse s'essouffle à mourir de vivre...

Demoiselle Umbrella a les yeux rongés par la souffrance que ces nuits blanches ont vomit de peur de ne pas pouvoir agir... les yeux de demoiselle Umbrella sont empreint d'un autre espoir que la foule a su faire grandir, demoiselle Umbrella s'est nourrit de ces voix qui pleines de rages ont porté un message, un relent de quelque chose, demoiselle Umbrella n'a pas encore assez de sommeil et d'esprit en elle pour comprendre ce qu'est ce quelque chose qui la mène et la fait valser vers d'autres mondes possibles...





-12 février 2005-




Demoiselle Umbrella a une petite voix bien nasillarde qui lui a hurlé des mensonges qui l'ont blessé... Rien ne sert à rien si l'ont n'a pas la force de faire des projets, de bouger, et demoiselle Umbrella croit en l'avenir de la communication entre les gens. Demoiselle Umbrella sait qu'elle n'est pas seule dans ce combat mais elle sait également que beaucoup de gens pensent que son tournis incessant dans la vie n'est que la cause d'un tourbillon sans but. Mais Umbrella comprend que le temps des cerises est derrière nous et qu'il faut bien rêver pour créer demain...

Énergies, fouillis, demoiselle Umbrella est décidé, elle y mettra le prix mais elle bougera dans tout les sens, et elle se battra pour ses ambitions qui, elle espère, réjouirons les gens qui l'entourent car quoi de plus beau que Partager...




-14 février 2005-





Demoiselle Umbrella a de nouveau du coton au cerveau. Elle n'a plus la force de penser si son c½ur va s'éprendre ou s'il est déjà partir vers la marée qui rend fou...

Elle chavire dans le temps, elle regarde son aînée qui de ces yeux charmés se braque à ses attentes. Demoiselle Umbrella veut aller vers l'amour et elle court pour attraper la vie. Plastique et éprouvettes, rire dans les yeux et maladresses, demoiselle Umbrella se laisse tenter par les efforts de la Douceur. Elle meurt d'envie de s'enlacer dans le vent rempli de fumer et de toucher avec amour cette joue rose et pleine d'humour. Elle plonge dans le sommeil profond des matinées sans grand sommeil... elle revoit cette nuit sans rêve qui dans le bruit et la débauche a maquillé ses impressions dans un bouillon de compliments, de piques sanglants qui toujours touchent car ils sont dit pour attirer dans des filets, une jolie vierge effarouchée. Demoiselle Umbrella a le goût du rythme et de la danse, elle revoit ces quartiers charnus s'élancer sur une piste pleine de pieds et de garçons encanaillés où les jeunes filles ne regardent pas ces petits pas se déhancher mais d'où elle regarde le monde avec cruauté et intolérance. Elle s'indigne de cette ambiance qui toujours la poursuit qu'elle renie d'un geste dur en envoyant dans son silence un regard plein de mépris. Pas de vapeurs enivrantes qui vous enlève la pensée et vous détruise le système. Nous avons besoin dans cette jungle de posséder tout nos moyens pour savoir mieux répondre aux attaques des venins. Car c'est là-bas qu'il faut être fort, car c'est là-bas que tout mord. Que des paroles créent des marques que des regards entaillent la chair. Alors pour garder toute sa tête demoiselle Umbrella milite, elle dénigre les vapeurs, elle dénoncent les dégoûts qui s'enchaînent et se déchaînent là-bas tout près du mur... deux hommes s'admirent et se pourlèchent, ils ne s'aiment pas et se mutilent en donnant au premier venus leurs corps suant et pleins de peines.





-18 février 2005-



Demoiselle Umbrella a des frissons et des larmes aux creux des cils. Elle voit sa Matrice s'effondrer sous les paroles blessantes de l'homme de sa vie. Elle ne comprend pas le rôle qu'elle joue, les murs qu'elle force à tomber. Mais la terre s'ébranle dès que demoiselle Umbrella s'entortille dans les fils qui donne de l'oxygène et de l'espoir à la vie... elle ne veut plus être mêlée à tout ce terrible destin. Elle ne veut plus détruire l'harmonie, elle ne veut plus offrir du malaise...

Demoiselle Umbrella ne comprend pas le monde, elle ne comprend plus les gens. Cependant la question entière demeure dans les mensonges qu'elle se donne à elle même. Demoiselle Umbrella n'a pas de recule dans cette vie... elle n'a pas d'envie, de sursis... demoiselle Umbrella n'est même plus jolie, elle est l'épave de ce bateau qu'il y a mille an a défailli, elle n'est que la réincarnation de sa dépouille qui a perdu sa longue robe immaculée...





-19 février 2005-





Demoiselle Umbrella a des cauchemars pleins les reins. Elle voit la mer dedans son c½ur et cette marée qui emporte l'homme de sa vie, elle voit ces vagues qui sans relâche emporte son étoile, la ballottant dans la tempête... et ses angoisses remplissent ses yeux, ses mains, ses reins et elle sens en elle montrer la froideur que lui accorde le sommeil. Et dans un tumulte de sueur elle regarde la nuit. Elle ne veut plus sentir cette eau qui peu à peu veut la saisir, la noyer, la transformer... demoiselle Umbrella a de la tristesse dans les veines et du sommeil dans les yeux. Elle ne peut plus entrouvrir tout pareil ses sens et ses pensées. Elle craint son propre elle-même, elle ne se fait plus confiance... la nuit dernière elle s'est trahit.




-21 février 2004-



Quelque chose rend immensément triste demoiselle Umbrella, mais quand elle cherche l'objet de ce grand mal-être qu'aujourd'hui elle a transporté un peu partout avec ses sens elle ne voit que le c½ur paternel qui s'agite au fond d'elle, mais elle n'est pas sûr qu'il soit la seul cause de toute cette jalousie, toute cette rancune envers elle même qu'elle cultive depuis quelque temps... tout lui fait du mal, tout la ballotte aux quatre vents, tout la révolte. Et en même temps, Rien.

Demoiselle Umbrella a une patience qui jour après jour s'effrite, qui se broie sans comprendre. Elle a les nerfs à fleur de peaux, les larmes aux bord des yeux et le c½ur qui épouse son buste. Elle sent qu'elle ne tiendra pas et pourtant il faut qu'elle se batte, qu'elle envoie à son moral un morceau de chocolat praliné pour qu'il s'en recouvre et retrouve ces couleurs douceâtre... cependant, il faut que demoiselle Umbrella se rappelle qu'elle n'a jamais était ni douce, ni lisse, mais violente et rugueuse, dans ses mots, dans ses gestes, dans ce qu'elle est et que les gens la déteste et l'aime pour cela...

Demoiselle Umbrella n'arrive pas à se résoudre à sauter, son bonheur est dans le pré et il n'y a pas de pré, il n'y a pas de fleurs, juste de la neige, juste du froid, des esquarres, des yeux tristes et un râle dans la poitrine... demoiselle Umbrella se demande si un monde quelque part voudrait lire ces mots, si cela ne donnerai pas plus de c½urs dans le noir, que de sourires sur des lèvres bien rouges de femmes...

Demoiselle Umbrella veut donner du souvenir, veut donner quelque chose qui guérit, qui rassure mais elle produit du vide, de la solitude, du doute, de l'injustice... pourtant quand elle y réfléchit bien elle n'est pas le quart de tout ça... Demoiselle Umbrella a confiance en elle, elle est entourée, aimée, elle produit des pensées, des actions, de la fierté, de la reconnaissance, même si la haine se faufile toujours, le meilleurs arrive à rester... Elle n'est pas dans un préjudices d'injustice. Umbrella a juste des flocons au fond du gosier et une tête pleine de contrariétés, pleines de souvenirs, de draps immaculés, d'odeurs d'éther... demoiselle Umbrella a l'impression d'avoir une deuxième maison... mais elle ne s'y sent pas chez elle, comme lié à la mort, et non sa mort comme bien souvent elle le souhaiterai, demoiselle Umbrella n'a plus d'idées noires, mais elles viennent lui chatouiller les orteils pour rappeler que nul n'y échappe et que les gens qui doivent partir son entouré par d'autres âmes qui finissent par souffrir autant qu'eux d'une autre douleur plus clémente, mais tout aussi destructrice...





-24 février 2005-





Demoiselle Umbrella a ce soir le ventre noué et des frissons qui lui parcourt le corps, le c½ur. Elle voit dans ces petits yeux des nuances d'amitiés parties et à qui elle voudrait se rattacher. Elle est dans quelque chose qu'elle ne parvient à identifier. Elle est l'OVNI, ou l'OVNI vient-il a elle ?

Dans le rejet de l'amour elle trouve sa bouche serré, son corps méprisé par elle-même, sa peur de ressentir du bien, du plaisir. Demoiselle Umbrella est un nid de Rien, un nid de mauvaises choses que chacun devrait s'appliquer à renier. Demoiselle Umbrella pense n'importe quoi.

Demoiselle Umbrella n'est pas en grande forme ce soir. Elle a de la toux dans la voix, des yeux d'un vert triste, le ventre noué et des frissons qui inlassablement lui caressent les cuisses. Demoiselle Umbrella se sent surveillée, elle se sent coupée dans l'élan qui la pousse à penser à des mots.

Et puis elle veut revenir à cette amitié qui lui manque qui est oublié, qu'elle a tant aimé qui chaque jour est un vide. Demoiselle Umbrella a eu un jour un ami, un ami qu'elle aimait comme son fils, comme son frère, comme sa propre chair... Mais comme toute les chairs, comme tout les fils et les frères, cet ami lui a fait du mal en provocant en demoiselle Umbrella l'incompréhension, l'impuissance, la douleur, le désarroi... mais demoiselle Umbrella lui a tout pardonné, aussi vite qu'elle a pu, mais ce frère, ce fils, cette chair n'a pas supporté l'abandon que la douleur, l'impuissance, l'incompréhension a nécessité. Il s'est sentit trahit quand demoiselle Umbrella a préféré sa vie à la sienne, quand demoiselle Umbrella a préféré la distance à l'automutilation. Demoiselle Umbrella l'aime et chaque jour son c½ur pleur, ses frissons l'envahisse depuis que cet ami est parti et que sans nouvel de lui elle demeure, et que sans rayon de soleil elle résiste au temps...

Demoiselle Umbrella ne sait pas s'il ignore cela, s'il ressent cela loin d'elle ou si le bonheur le conforte assez pour oublier cette amitié loyale que même le détachement ne s'entame pas. La douleur a rendue demoiselle Umbrella égoïste et cela lui pèse de ne plus avoir avec elle ce petit picot au c½ur qui chaque jour lui donnait de l'appréhension. Demoiselle Umbrella aime et ne peut oublier mais elle sait que cet ami aujourd'hui a retrouvé un équilibre qu'il vit plus joliment, avec plus de tranquillité que lorsque la vie la compter auprès de lui...

Demoiselle Umbrella aime et ne désespère pas que ces mots sincères un jour lui caressent les yeux et que cet ami qui autrefois a tant combattu dans la souffrance se reconnaisse et qu'à son tour il retrouve l'amour qu'il a perdu dans ce combat. Umbrella pense a cet artiste en devenir qui l'a ouverte a la vie, qui lui a donné son c½ur, ses souffrances, ses attentes dans son adolescence torturée. O petit morceau de couleur a jamais étalé sur son c½ur, que sa poésie, que ses mots un jour te redonnent un espoir et t'ancre dans la vie en sachant que chaque soir une femme pense à toi. Une femme qui pourrait être ta mère, ta s½ur, ta chair...





-26 février 2005-
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# Posté le dimanche 17 avril 2005 18:36

Modifié le dimanche 17 avril 2005 18:50