Janvier, soleil fragile et pieds mouillés

Janvier, soleil fragile et pieds mouillés

Demoiselle Umbrella a des mots dans sa tête. Elle les a enfermé à l'aide d'une clef rouillée. Elle regarde son livre, le livre qui lui sert d'âme, elle veut le fermer, elle veut s'enfermer dans d'autres mots pour ne pas entendre les siens.

Umbrella voit des papillons blancs. La neige a pris possession de leur corps sous le soleil fragile de janvier et tourbillonnant dans leurs souvenirs ils laissent leur poudre blanche désenchanter, cette vie, qui pourtant un jour a eu un goût aigre doux. Demoiselle Umbrella se plonge dans les yeux du monde, elle voit cette terre qui charrie des millions de cadavres, elle voit toute cette eau qui apporte la vie. Elle entend le bruit de la vague qui ne l'a pas emporté. Elle imagine les clapotis des gens, leurs souffles s'éteignant dans la vague du souvenir. Puis tout ce calme qui l'envahi, toutes ces minutes à jamais silencieuses. Elle trouve cela beau, elle aperçoit en elle ce sac si précieux se dérobant dans le vent... et son c½ur succombe, et ces yeux apportent la mer en elle... Et pourtant, demoiselle Umbrella ne ressent rien.

Ses pensées défilent, ses yeux apportent des semblants d'émotions mais rien ne se passe dans son corps, dans son c½ur, dans son ventre, elle se sent vide de tout. Elle se sent néant angoissant.





-5 Janvier 2005-





Demoiselle Umbrella se regarde dans le miroir qui lui sert de vie. Elle voit cette méchante femme qui pas assez belle veut dérober le c½ur d'une autre...

Elle a de la malice dans les yeux. Elle a du mauvais dans les yeux et puis ses narines deviennent palpitantes et elle se laisse entraîner dans les mots, elle ne pense plus ce qu'elle fait, elle n'est plus elle, elle est Mots. Bouleversante la musique qui tangue dans son c½ur. Bouleversant le regard de ces gens qui l'aime tant. Bouleversante cette vie qui ne vaut rien. Bouleversante cette envie de partir...

Demoiselle Umbrella est un amas de Rien. Elle regarde l'horizon éternellement vide de sens. Cet horizon offrant la platitude aux yeux du passant. Elle ne comprend plus ce qui a bien pu se passer en elle. Elle ne comprend plus pourquoi cette amie lui a chuchoter ce secret au creux de son oreille, qui a finit par voir le jour en elle. Elle ne veut plus savoir le cheminement absurde qui l'a conduite à penser, à écrire. Cette vie est vaine, et encore et toujours, elle écrit, elle écrit sans penser que ces mots serviront peut-être à d'autre vie vaine. À quoi bon profiter de ces minutes à jamais sans but ? murmure demoiselle Umbrella dans le creux des hanches du monde. On ne vit qu'une fois, lui souffle le premier homme de sa vie. Oh quel réconfort ! pense demoiselle Umbrella.

Demoiselle Umbrella fait le vide partout dedans elle, autour d'elle. Quel délice de manger le temps des cerises emporté dans la foule. Elle sourit des petites rides se forment au coin de ses yeux...qu'elle aime ses petites rides demoiselle Umbrella, qu'elle aime se voit vieillir, qu'elle aime voir le temps prendre possession de ce corps qui encore si frais hier débute son flétrissement aujourd'hui. Demoiselle Umbrella n'a pas peur de vieillir, elle veut seulement valser avec la vie, tournoyer avec celle-ci.

Demoiselle Umbrella a le c½ur en bandoulière. Oh que c'est joli ce morceau de chair s'offrant au vent, donnant à ses contours des couleurs, se redonnant la vie, se vivifiant le teint. Il observe le monde que parcourt chaque jour la demoiselle qui le porte en elle. Il devienne à présent pourquoi parfois il ressent des picotements en lui. Et dans cette compréhension, il rosit de honte. Combien de fois avait-il juré qu'il se vengerait de cette Umbrella... à présent il savait.





-7 Janvier 2005-



Demoiselle Umbrella a les yeux rougit par la fatigue. Elle ne pense à rien, elle est juste dans un flou qui l'amène à des mots et ces mots se greffent aux chairs qui l'entourent. Demoiselle Umbrella devient vampire, elle aspire le sang qui s'offre à elle. Elle se lèche les lèvres et mord avec violence dans la peau qui tendue, attend sa bénédiction pour s'ouvrir sur des entrailles pleines de vie, de remous et d'odeurs oppressantes. Demoiselle Umbrella a les yeux rougit par la fatigue et le c½ur boursouflé de mensonges. Elle répète les mots qui la maintiennent en vie. Elle embrasse le temps et prostitue son corps. Elle arrête de penser car cela lui brûle les yeux et lui transperce l'âme. Elle donne son corps aux anges qui le caressent de leurs plumes incandescentes. Elle lève les yeux de plaisir et se rue sur eux pour leur dévorer les doigts et leur massacrer les yeux.

Demoiselle Umbrella se réveille enfin de ce doux cauchemar qui parfois l'anime et alors elle entend les rouages de la moissonneuse-batteuse qui fauche les blés dans les champs environnent. Demoiselle Umbrella a les yeux rougit par la fatigue et elle se laisse emporter dans ses couvertures et tout en s'enroulant elle entend les pas de son amie qui approche avec lenteur et cérémonie. Elle attend, elle attend.





-8 Janvier 2005-






Soledad, en ce monde plein de tournants. Demoiselle Umbrella a le c½ur solitaire sans pour autant avoir des sentiments ils sont partis vers d'autres rivages, ils l'ont abandonné. Elle ne comprend pas mais elle subit sans frémir sans se raidir. Elle n'y pense pas particulièrement au final. Elle se laisse bercer et puis va comme va la vie. Les jours se répètent sans grand intérêt juste qu'il faut bien respirer manger s'engraisser. Penser à ça ou à autre chose quelle importance. Demoiselle Umbrella se fout de tout.



-12 janvier 2005-



Demoiselle Umbrella a du coton dans le c½ur et du « Je m'en fous !» dans le ventre. Elle pense pas mais elle se demande même plus vraiment pourquoi. Elle se laisse aller à l'attitude chewing-gum. Quel horreur de voir cette Umbrella devenir une bonne plâtré d'haricots verts luisants de l'huile d'olive! Miam!

O demoiselle Umbrella mais bouges toi! Que deviens-tu ? « Rien!! » Crie-t-elle comme si c'était la plus belle chose qui pouvait lui arriver. Elle voit son petit nuages grisonnant la poursuivant au dessus de sa chevelure. Elle pense à ce bourriquet qui resta toute sa triste vie avec ce morceau de coton suspendu au dessus du crane!

Demoiselle Umbrella finit par manger un clown pour donner du rose à ses joues et se dire que de toute façon même si la maladie qu'elle ne veut plus en elle la guette avec son grand couteau, ses gifles de violence et ces pleurs qui cisailles le c½ur rien à part sa lucidité ne pourra lui permettre de la combattre...

Alors elle se laisse bercer dans son hamac douillé de pensées et regarde les choses qui lui font plaisir occultant les obligations humaines car elle ne voit qu'une issus à tout cela, cette mort qui la trouvera ici ou dans l'enfer alors elle éclate de rire et ses yeux brillent de lumière aimante, mais c'est pour vite se ternir dans ce monde plein de Sunami et de buisson qui font la guerre avec des bâtons ardents. Et avec tout ça pas de colombe, non, quelle histoire! Le blanc est une couleur qui ne parvient pas à se conserver... regardez la belle robe que demoiselle Umbrella adule en passant devant l'habit qui peut-être unira son amour, qui ensuite taché de sang engendra un cris de terreur en elle. Mais non, Umbrella valse dans ce corps qui bientôt enroulé dans de la graisse nauséabonde devra mourir de honte. Part dans ce monde où les oiseaux virevoltent dans le mazoute. Ô merveilles longtemps cachées à nos yeux trop bandés. Demoiselle Umbrella verse ses larmes sucrées. Elle ne comprendra donc jamais tout cela ? « Mais, petite idiote, lui répète le monde, comment vas-tu faire pour survivre si tu restes dans ton ignorance des sentiments ? »

Demoiselle décide de se laisser emporter par le vent... ferme les yeux et pose son cerveau sur un matelas de plumes grises pour le laisser s'aérer au grès de ses tourments. Demoiselle Umbrella a mangé la clef de son bonheur.





-15 janvier 2005-




Demoiselle Umbrella a une Madame Irma qui lui sauté au cerveau. Elle ne comprend pas, par quel sortilège elle est parvenu à se frayer un chemin mais elle est bien heureuse qu'elle lui ai donné cela car la déception peu parfois être si rude. Demoiselle Umbrella a la tête pleines de mots et elle en a mal au c½ur, elle a envie d'en vomir pour être moins lourde. Demoiselle Umbrella a un problème avec elle même qu'elle ne sait comment régler. Elle se dit que l'auto thérapie c'est bien mais que le gouffre fini toujours par advenir. En attendant de comprendre tout ce que le monde lui donne, elle se laisse bercer dans un joli rayon de lumière et elle court et elle pleure, ses larmes sont si douces. Elles sont les seules caressent que demoiselle Umbrella s'accorde en ces temps de Soledad absolue. Elle sont les seules marques d'affection qui se laissent glisser en elle et qui donne au c½ur de demoiselle Umbrella un peu de chaleur infini. Qu'elle est heureuse de céder à ses doigts, de reste seule en elle.

Umbrella a les pieds pleins de boue, de boue colorée. Elle ne contrôle pas ses mots et cela lui donne des frissons dans le dos, et des vagues dans le c½ur. Elle sent son double lien s'emparer d'elle, et elle est joie de ne plus se comprendre, de ne plus laisser sa cérébralité la conduire, la diriger comme elle le fait avec autrui. Demoiselle Umbrella se sent libre quand elle ne pense plus vraiment. Elle croit que tout lui est permis, elle pense que le temps est aux retrouvailles, que ce qu'elle écrit ne veut rien dire et que c'est bon, pour les mots de c½ur, les mots de tête. Elle ne veut plus rien seulement écrire sans réfléchir. Et ça marche!! Elle se laisse emporter comme si ces doigts nageaient dans le vent. Elle les sent se déplacer mais elle ne les commande pas. Ils n'obéissent à aucune logique juste celle de ses articulations. O que c'est étrange. Mais que c'est agréable de ne rien donner mis à part des non sentiments, cela apaise tellement. Demoiselle Umbrella est dans le bonheur. Elle le goûte et l'apprivoise. Elle ne fait qu'un avec lui. Elle ne veut plus le laisser partir bien que ses doigts commencent à ne plus comprendre ce qu'il disent qu'ils commencent à ne plus être des doigts mais des marionnettes aveugles qui dansent sans rien dire.

Demoiselle Umbrella devient néant dans ce creux du souvenir. Elle ne pourra jamais retrouver les sensations d'autre fois. Elle ne pourra plus être elle-même ou une autre, son autre. Demoiselle Umbrella est un nid d'incompréhension qui se débat au fil du temps et du vent. Demoiselle Umbrella veut arrêter d'être désordre.





-16 janvier 2005-





Demoiselle Umbrella a des chaussettes à pois dans le c½ur. Elles sont tellement mignonne que l'enfance viens la tirer de ce monde qui l'infantilise tout les jours et en même temps qui lui quémande d'être une adulte. Elle a des envies de voyage dans les jambes. Demoiselle Umbrella est un être vivant, une pluie de rouge. Elle a en elle du sang, des veines, du rouge aux lèvres, elle a du rouge dans son c½ur, du rouge dans ses cheveux. Demoiselle Umbrella est un amas de rouge, une ritournelle de rouge. Rouge au joue, rouge à lèvre, rouge aux ongles. Rouge au c½ur, rouge à la vie à la mort. Ce sang qui relis tout. Qui donne tant au monde. Demoiselle Umbrella voit rouge. Demoiselle Umbrella boit du rouge, au nom du père du christ voilà ce pain auquel bouffit elle ne peut résister. Demoiselle Umbrella est un amoncellement de rien. Et voilà que le corps de demoiselle Umbrella dans ses rêves les plus secrets s'effondre à terre rouge de sang criblé de balles. Demoiselle est rouge de honte, car elle a dit des bêtises. Elle a rit de ce qui doit faire pleurer mais c'est pour mieux se protéger qu'elle a dit ces mauvaises choses qui rongeront l'humanité entière, qui la dégoûteront de vivre et de respirer avec tant de cadavre entassés... pas de négationnisme pour demoiselle Umbrella, ce qui a engendré la terreur et le sang est bien une réalité. Après 60 ans, demoiselle Umbrella a encore les blessures de ces hommes, de ces femmes qui éventrés par la vie qui leur fut offert ont marqué cette terre et ces rivières de leurs souvenirs, de leurs sangs, de leurs odeurs, de leurs mémoires à jamais conservées dans les livres d'écoliers.

Demoiselle Umbrella a des sujets graves dans le c½ur qui lui font pleurer les yeux et enroulent ses cordes vocales dans de l'eau paralysante. Demoiselle Umbrella a attrapé un rhume de tristesse qui demeura en elle jusqu'à ce que la mort les sépare.

Où conduiront encore la religion et la barbarie humaine ? Demoiselle Umbrella se questionne sur la validité de ces paroles comparées aux actes qui sont advenus. Sont-elles si terribles? Est-ce si mal de comparer Hitler à un autre individu ? N'est-ce pas trop fort dans la conscience collective ?

Demoiselle Umbrella aura éternellement en elle des questions presque sans réponses. C'est tellement fort de mourir dans l'horreur. Demoiselle Umbrella veut mourir de souffrance et d'horreur. Demoiselle Umbrella veut une mort lente et tortueuse pour comprendre, pour apprendre... comprendre pourquoi ? Apprendre à qui ? À quoi ?

Demoiselle Umbrella est un fouillis multicolore qui ne se rend pas compte de sa bêtise! Mais pourquoi vouloir le mal ? Et pourtant, elle souhaiterait tellement le déluge en elle pour voir sa fin se déverser dans ses murs. Demoiselle Umbrella rêve de mort incertaine...





-18 janvier 2005-






Demoiselle Umbrella a de l'air Londonien dans les poumons. Ses jambes sont lourdes et sa voix a disparu à Queensway ou Hide Park... demoiselle Umbrella a arrêter de savoir... elle a du coton dans son cerveau et ses poumons. Londres brille en elle. Elle y pense, elle pense à ses amis qu'elle aime tant et qui sont dans son c½ur, au c½ur de Londres, Picadilly Circus, Big Ben... Elle voit ses rues qui s'entremêlent en Elle, cette reine qui occupe les tabloïds et toutes ces couleurs et tous ces bruits qui parsème ce voyage qui durant trois jours à occupé sa vie. Demoiselle Umbrella est devenue londonienne, elle est devenue un tourbillon. Elle a juste oublié de refermer la porte du souvenir derrière elle pour que la vie soit moins dure sans ces immeubles, sans cette liberté qui commençait à s'encrer en Elle. Demoiselle Umbrella n'est pas une grande personne. Demoiselle Umbrella n'est qu'excès, que couleurs vives qui jamais en souhaitent se mélanger à d'autres univers...

Demoiselle Umbrella a des mots intimes en elle. Elle croit en Londres aux voyages à leur richesse... Demoiselle Umbrella croit en la vie qui donne aux joues et aux yeux un peu plus de piquant. Demoiselle Umbrella construit quelque chose, demoiselle Umbrella se construit, demoiselle Umbrella construit une femme et ses contours, demoiselle Umbrella a du pouvoir en elle... Farrington, Bond Street, Holborn, Camden Town, tout ce que demoiselle Umbrella a vécu se trouve dans ces couloirs, dans ces rues, dans ces gens qu'elle a effleuré de son corps en transformation...

Demoiselle Umbrella vieilli dans son c½ur, vieilli dans ses mots. Demoiselle Umbrella est une source de jouvence en perdition, mais cela la rend heureuse.

Demoiselle Umbrella a du souffle Londonien dans sa gorge faute d'avoir une voix pour porter ses mots, alors dans son élan de fatigue elle donne un dernier geste, un geste qui doit conduire les gens qu'elle aime à Londres, à l'aventure, à la vie...





-24 janvier 2005-



Demoiselle Umbrella n'est pas une romantique... elle a souvent des gouttes de pluie au coin des yeux, mais c'est juste parce que c'est beau... elle a un air dans la tête et du rouge sur ses lèvres, un petit brin désordonné qui lui pousse dans les cheveux et un sourire un peu rêveur qui lui chatouille le coin de la bouche... Demoiselle Umbrella est une poupée qui les yeux grands ouverts crient au vent qu'il faut enfin lui enlever sa fausse innocence...

Demoiselle Umbrella est rose et noir, elle a des sourires au bout des seins, et du rimmel aux creux des reins. Cette petite femme assise sur les nuages, se ronge les ongles et balbutie au voyageur qu'il faut danser car cela rend beau...

Demoiselle umbrella n'est plus un fouillis coloré mais une perle argenté au contour rugueux. Demoiselle Umbrella a des gouttes de pluie dans les yeux, qui lui illumine le visage, mais c'est juste parce que c'est beau, juste parce que cela fait du bien au c½ur et à la voix, qui toujours s'élève pour couvrir et courir les peaux...

Demoiselle Umbrella n'a plus d'esprit, n'a plus rien en elle, juste comme toujours ce vide, qui la rend belle de ne rien connaître, de ne rien savoir... Elle s'admire, se contemple dans ce noir qui la rend sereine. Demoiselle Umbrella est ce parapluie rose toujours au souffle du vent...





-25 janvier 2005-




Demoiselle Umbrella a de la vieillesse dans le regard une petite lueur qui lui fait du bien au c½ur. Elle se sent ni belle ni ridicule, juste un peu fatiguée avec des pleures et des rires coincés dans le fond de la gorge. Dix-neuf tourbillons l'enroulent de fraîcheur et de mots glacés par ce vent qui toujours apporte des brillances et des gerçures aux lèvres. Ah, les lèvres des femmes, rien que d'y penser, demoiselle Umbrella part à la dérive. Elle les voit lui susurrant des plumes dans les oreilles. Dix-neuf couleurs se bousculent sur le visage de demoiselle Umbrella, elles veulent pénétrer par les yeux, les narines, la bouche, les oreilles, et tout les pores de la peau.

Demoiselle Umbrella a « dix-neuf milliard » de déportés qui lui hurlent leurs détresses à même le c½ur. Tout cela, le bruit des trains, le chant des anges qui meurtris n'ont pas su les accompagner jusqu'au bout, raisonne dans le cerveau de demoiselle Umbrella, c'était tellement dur à vivre et aujourd'hui est-ce si dur de ce souvenir ?...

Pourquoi ce jour froid a-t-il marqué tant les gens, pourquoi tout cela il y a soixante ans a-t-il eu un commencement ? Personne, nul homme ne sait tirer les leçon du passer... Tout, trop souvent se répète, noyé dans l'oublie que les hommes savent si bien entretenir!

Douleurs, Mensonges, Vies Brisées sont le quotidien de ce vingt-septième jour de janvier. Il ne faut jamais oublier, toujours transmettre l'histoire, la raconter.





-27 janvier 2005-
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# Posté le dimanche 17 avril 2005 18:20

décembre, des flocons dans la voix

décembre, des flocons dans la voix
Demoiselle Umbrella a un sentiment étrange qui lui chatouille la poitrine. Elle ne sait pas vraiment ce que c'est, elle a des paillettes dans les yeux mais elle veut ignorer les vices. Dans sa tête elle veut être grande raisonnée et aimante. Dans sa tête plus de mal, plus de vilains mots... Demoiselle Umbrella semble porter un secret dans son c½ur elle le protège pour qu'il s'y sente bien, dans cet endroit douillé elle a peur de ce qui peut arriver... comme une accoutumance à ce cadeau qui dort là-bas dans le c½ur de son âme. Demoiselle Umbrella n'a pas d'aile dans le dos, juste des pincements et des picotis sur la pointe du c½ur. Demoiselle Umbrella a peur.
Demoiselle s'empresse d'écrire ses mots elle espère que tout ça sera fini demain...




-6 décembre 2004-




Demoiselle Umbrella aura à jamais son parapluie rose en berne, elle vient se s'avouer que la vie est vaine. Elle n'a plus de désirs, juste un c½ur dans la gorge et des envies de partir, de ne jamais revenir. Demoiselle Umbrella est pleins de désillusions, elle vient de comprendre des choses, ce cercle qui boucle la boucle et qui au final n'a pas lieu d'être. Vivre pourquoi ? pour aimer, pour faire perdurer une société, pour enrichir un corps qui va s'anéantir et qui même s'il nourrit d'autres corps cela ne sera que pour qu'ils soient en proie au même châtiment quel intérêt de créer, d'aimer, pourquoi ?

Demoiselle Umbrella n'a pourtant pas les idées noires, elle avait encore hier une joie de vivre enfouie mais aujourd'hui ? Demoiselle Umbrella n'a pas peur de la mort, et elle veut mourir plutôt que de faire ses gestes éternelles qui ne servent à rien. A rien, pas même aux autres qui eux non plus n'ont pas de valeur. La vie n'a pas de valeur. Elle ne vaut même pas la peine d'être vécu puisque tout cela n'apportera que des déchirures et des plaisirs physiques éphémères.

Cercle vicieux, qui n'a pas de but. Nous naissons pour nous connaître mais nous connaître ne rime à rien puisque nous allons dépérir avant même de nous avoir compris. Écrire des livres ne sert à rien mis à part se distraire et distraire d'autres gens en mal du temps qui ne savent comment s'occuper. Au final, pourquoi ? Pour passer le temps, pour que tout cela soit moins douloureux. Certains d'entre nous essayent de guérir les mots, mais les mots n'existeraient pas dans le néant du corps. Tout cela ne rime à rien. Nous n'avons plus de but. Notre réussite dans la société ne nous apporte rien, elle ne l'enrichit même pas, au final nous mourrons, seuls. Elle perdure et peut citer nos noms, quelle gloire à cela ? Aucune, du moins pas pour demoiselle Umbrella. Elle n'est pas désespérée comme tout les gens veulent le croire, simplement bouleversé d'une lucidité qu'elle n'avait encore jamais exprimé aussi clairement. Comme si...

Beaucoup diront que l'amour est la seule chose qui vaut la peine mais au final on sait bien que c'est un désir égoïste, encore un passe temps pour que l'attente soit moins douloureuse. La vie est une absurdité que demoiselle Umbrella a décidé de quitter... elle n'aura plus de plénitude, elle n'aura plus de désirs avec cela dans son c½ur. Le monde n'est que beauté mais à quoi servent-elles sinon à nous rappeler que notre existence n'a pas de but et pas de sens. Et que nous devons nous en débarrassé et que la société nous dicte une reconnaissance pour qu'après la mort on survive... on survive mais pour quoi pour d'autres être qui vont eux aussi laisser leur place à d'autre. Pas de logique si ce n'est celle de la biologie et quel est l'intérêt de la biologie?

Le suicide, cette mort heureuse tant convoitée, oh oui!... que la mort de demoiselle Umbrella sera heureuse surtout avec tout ce qu'elle a dans les yeux, surtout avec tout ce qui lui vient de son c½ur. Pas de dieu, pas âme, pas de réincarnation, surtout pas de réincarnation, par pitié pour nos âmes torturées qui ne savent que se distraire...

Les sentiments voilà ce que tous prônent en ce temps, mais au final, même la mort, avec le temps finit par comblé les choses, et une personne bouleversée par la mort finit toujours par se reconstruire, nous sommes des êtres égoïstes par nature alors pourquoi tenir compte du vide quand on sait que notre mort sera comblée, même différemment, par d'autre chose, et que la tristesse succèdera à la haine, et la haine au soulagement, et le soulagement à l'oublie puis la mort viendra emporter ce corps rempli de sentiments qui mourront plus vite que nul ne peut le penser.

Nous sommes des êtres condamnés et à présent, demoiselle Umbrella sait quelle est sa destinée.



-15 décembre 2004-




Demoiselle Umbrella a retrouvé un espoir ou peut-être un sens. Non, ni espoir ni sens, elle a retrouvé une raison. Oui quelque chose qui lui dit « continu encore, poursuis de toute manière tu ne ressens plus rien ou si peu ! »

Demoiselle Umbrella nage dans une mer d'incompréhension étrange qui la noie avec lenteur. Dans la volupté de l'air elle entend des vagues crier leur peur et elle savoure leurs déchirures qui font échos à la sienne... dans sa lucidité demoiselle Umbrella a perdu sa fraîcheur, son instinct. Elle n'a pour elle que des mots qu'elle étale, imperturbable, sur un clavier glacé. Ils sont sa matière, ils sont son défouloir...

Demoiselle Umbrella a des larmes glacés qui lui brûle le visage et lui ronge la chair. Elle a une raison mais souhaiterait ne plus avoir de corps pour cesser cette quête inutile. Cette quête qui lui donne la nausée par son absurdité... Sartre lui sourit et lui tend la main, il lui susurre à l'oreille : « Te voilà prisonnière, viens me rejoindre, tu ne vivras plus à présent... » Elle pâlit et se demande si elle doit obéir et pourtant si peu de chose la retienne... Demoiselle Umbrella a le choix entre le chaos et le tourment...





-16 décembre 2004-





Demoiselle Umbrella est toujours un vide. Elle écrit car elle se dit que le temps est toujours une ultime poésie. Elle entend les voix familiales lui remuer le ventre et lui donner leurs mauvaises humeurs. Demoiselle Umbrella se coupe de tout, elle se renferme dans sa bulle de papier, sa bulle toute colorée. Elle n'a pas de mots collés sur la langue juste des maux agrippés à ses hanches. Elle pense, elle écoute des musiques étranges qui lui recousent ses plaies ouvertes et lui pansent ses yeux trop éblouies de voir et de comprendre... Elle sourit, elle veut que ses anges continuent de lui caresser la chair et elle s'empourpre de penser que les délices sont à la porte du désespoir. Demoiselle Umbrella a les yeux pleins de larmes. Elle saisit ses gouttes de pluie et les portent à ses lèvres. Là, la douceur de la mer vient lui manger sa misère, vient lui noyer la pensée. Dans cet océan calme, elle laisse ses cheveux mourir, courir, s'enivrer de bleu marée.

Dans ce monde si différent de son c½ur demoiselle Umbrella regarde les fantômes qui toujours la poursuivent, et la font trébucher pour toujours se relever et partir pleurer. O Fantômes maléfiques emportaient la dans le chaos, qu'elle goûte à l'éternité qu'elle entre dans les tourments de ce monde qu'elle ne fasse qu'un avec eux, qu'elle soit misère, qu'elle soit néant, qu'elle soit destruction et vomissure. Demoiselle Umbrella voit le temps la quitter, demoiselle Umbrella voit les cigognes passer...





-23 décembre 2004-
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# Posté le dimanche 17 avril 2005 13:57

Novembre, le temps des tourbillons...

Novembre, le temps des tourbillons...
Demoiselle Umbrella a de la musique qui lui emplit le c½ur quand elle pense, qui lui emplit la bouche quand elle parle, Demoiselle Umbrella, est remplit de notes... Demoiselle Umbrella reste dans une suspension, dans une attente avec des sons qui raisonnent dedans elle, morceaux de cristaux en éveils...

Elle ne sait pas si elle est heureuse, si elle a le droit à ce mot, si son univers comprend ce qu'elle est, un parapluie fragile s'envolant dans le vent...

Demoiselle Umbrella semble porter la détresse en elle, c'est le fatalisme de la vie qui lui offre ce sourire aux dents noires dans le regard du monde, elle détourne ses yeux de cette image mais toujours la retrouve et veut la retirer d'elle même... Demoiselle Umbrella croit qu'elle ne doit pas fuir, mais ses jambes courent et son c½ur s'accélère, son souffle devient rare, et les images défilent vites devant ses yeux perdus. Son rimmel coule, et son visage s'entache de longues traînées noirâtres qui s'unissent à ses joues roses de froid. La peur au ventre elle se sent dominer par cette angoisse et veut abandonner définitivement le combat.

Demoiselle Umbrella se souvient de ces mots qu'elle a écrit dans le froid de février... « Oubli-moi, je ne vis qu'à travers l'ombre de la mort. La pureté qui flottait en moi à pour de bon quitté celle qui voulu tant l'engendrer. Je suis devenue la lumière opaque qui sommeil en mon paternel. Oubli-moi, oubli ce corps qui sans vie déambule dans l'espace. Oubli la violence de mes paroles, de mes gestes... Je ne suis que noirceur et toi pureté malsaine. Laisse donc courir ce vice qui nous donne tant de bien et qui meurtri par tes yeux pervers nos chairs désemparées. »

Demoiselle Umbrella entend ses mots qui veulent s'établir en elle après tant de temps... Elle refuse ces mots, pourtant elle les aime, pourtant ils sont Elle, il sont son histoire, il sont ce qu'elle Est, c'est dur de se renier soit même... Demoiselle Umbrella crie de douleur, ces mots se gravent dans sa chair elle les voit s'enfouir en elle, indélébiles dans ce monde malléable... Demoiselle Umbrella a peur d'elle même, de ce qu'elle donne a voir, de ce qu'elle donne aux gens... Elle se sent impure, indigne, elle se sent faible contre ce qu'elle dégage, contre le pouvoir qu'elle possède et dont elle n'a jamais voulu...




-2 novembre 2004-






Demoiselle Umbrella se questionne sur sa place, sur ce qu'elle doit écrire, sur ce qu'elle a dans la tête, dans le corps. Elle se demande pourquoi la vie est si dure. Pourquoi la vie ne se passe pas comme dans les livres ? Les souris les mangent-ils avant que leurs destins ne s'inscrivent dans des chairs ? Même les livres qui parlent de la noirceur de cette vie se trompent.

Novembre est un mois marquant dans la vie de demoiselle Umbrella. Il est le temps des tourbillons, il est le temps de la souffrance, de la démence, de la peur. Dans novembre il y a du sang, il y a des larmes, beaucoup de larmes, il y a des chemins perdus. Dans novembre demoiselle Umbrella tombe inlassablement, en ne retrouvant pas la chaleur dans son corps pour surmonter les épreuves. Dans novembre il y a la mort. Mort qui rôde mais qui ne veut pas agir, mort qui hésite et qui rebrousse chemin, demoiselle Umbrella la sens derrière son épaule qui scrute les tournant de sa vie. Demoiselle Umbrella sait que ce novembre sera différent sauf si sa mort vient la cueillir, retroussant ses baleines de métal lui crevant ses espoirs, lui retirant les lumières qui pénètre dans son ½il vert. Mais dans le miroir de ses yeux, demoiselle Umbrella ne voit que des feuilles tomber et beaucoup de souvenirs tourbillonner en c½ur.

Demoiselle Umbrella sent les morts faire le bal dans sa tête. Elle entend la musique entraînante qui les fait s'envoler. Ces notes la transporte, lui donne du baume au c½ur. Elle voit ces revenants parcourir son esprit émiettant leurs paroles balayant les poussières qui rendent malade demoiselle Umbrella. Demoiselle Umbrella dort avec ses fantômes.





-6 novembre 2004-



Demoiselle Umbrella a le goût de l'encre noire dans sa bouche. Elle entend des bruits dans l'air froid, novembre lui donne de l'inspiration, novembre l'enrobe de ses feuilles sanglantes... Novembre a du bon pour les maux de gorges, les mots qui font du bien aux c½urs...

Demoiselle Umbrella réfléchit dans un silence étrange qui l'engourdit. Elle rêve de ses pensées, elle devient songe et court après des tourbillons entrelacés.

Umbrella aspire à la poésie que nous donne cette vie. Elle la regarde passer dans les larmes qui s'envolent, dans les yeux qui sourient, dans les cheveux qui coulent, dans les mains qui entendent, dans les pieds qui finissent eux aussi par penser.

Demoiselle Umbrella est un brin d'herbe tout droit. Au milieux d'un champ, elle se balance au grès des vents incertains. Dans ce tumulte de vie elle sent ses racines lui peser, elle veut s'en défaire, caresser d'autres histoires. Mais brin d'herbe dans le vent elle doit rester et ne doit ni courir ni sauter. Alors, silencieuse, elle contemple la prairie endormie. Et dans un élan de rêverie elle aperçoit au loin toutes ces jolies herbes qui se laissent aller sans vouloir résister. Elle admire de ces grands yeux verts ces amies qui chantent avec le vent, qui sont aveuglées par sa douceur et qui ainsi ne pensent pas à leur emprisonnement. Toutes ses amies ne pensent pas à courir ou même sauter. Ses amies n'ont ainsi pas envie d'aller parcourir les champs d'à côté pour respirer un autre vent, pour découvrir peut-être une autre terre...

Demoiselle Umbrella ferme ses paupières et c'est un monde qui disparaît. Elle comprend que la vie d'herbe bien pensante est terminée. Elle entend un bruit sourd dans ses oreilles et des cris stridents qui la transpercent. D'un coup elle ne pense plus, elle n'a plus rien à comprendre, plus rien à respirer... demoiselle Umbrella c'est fait couper l'herbe sous le pied...




-8 novembre 2004-






Demoiselle Umbrella vient d'essuyer des larmes fraîchement tombées du mur qu'elle tente d'être jour après jour... Demoiselle Umbrella veut être un roc, demoiselle Umbrella veut être l'intouchable.

Et puis y'a cette fragilité dans l'air, qui caressant doucement ces baleines les laissent se retourner violemment et elle a très mal. L'eau qu'est demoiselle Umbrella repart vers sa mer et nourrit de ses pleures la vie qui court autour de son corps.

Cette demoiselle voit deux âmes naviguant d'une rive à l'autre qui s'aimant dans la plus parfaite des harmonies voit l'avenir les séparer. Demoiselle Umbrella devient ce liquide insipide indispensable à l'homme... indispensable au seul homme qu'elle n'a jamais aimé. Mais cet amour, c'est son secret. Elle cache son visage ravagé dans ses mains abîmées. Elle est bouleversée, elle ne veut pas que l'homme qu'elle a toujours aimé parte pour une éternité car elle se souvient de Woody qui lui dit un jour : « L'éternité c'est long, surtout vers la fin... »

Demoiselle sait que sa peur ne lui rendra pas confiance, elle sait que les choses qui doivent arriver arrive toujours et résignée elle danse avec lui dans ses rêves... dans ses rêves elle lui crie qu'elle l'aime.




-9 novembre 2004-




Demoiselle Umbrella a des frissons dans le dos et des envie de fraises. Novembre l'a enveloppé d'un manteau de sang tout doux qui lui donne la nausée et qui retient ses larmes. C'est la saison des souvenirs et sur ce chemin toujours sinueux elle rêvasse à d'autres horizons tout bleus, tout roses, à d'autres mots, à d'autres maux qui bientôt viendront la caresser. Elle pense au vent et les migraines viennent pousser en elle. Elle se sent triste et toute molle dans ce monde où ses pieds flottent parfois au dessus du sol. Elle voit les gros yeux du monde qui bleus lui donne le tournis. Son sourire c'est enfin éteint et demoiselle Umbrella sent l'air lui emplir les poumons et la laisser jouir.

Elle ouvre brusquement les yeux et saute sur ses orteils, enfile des ballerines roses pales et débute la danse qui anime son corps. Elle exprime sa douleur dans cette danse viscérale et brisant ses jambes de verre elle écrit des mots avec son sang.

Demoiselle Umbrella voit des nuées de vie s'envoler dans la fumée de son c½ur. Son c½ur renaît dans les cendres de celui qu'elle aime. Elle sait qu'elle doit écrire maintenant car lorsque la faucheuse l'aura emporté sur son dos et amené sur l'autre rive, demoiselle Umbrella n'aura plus de force, plus d'envie, plus de courage pour écrire qu'il lui manque, que la vie ne sera plus une vie même si elle parviendra à vivre. Car elle sait que l'on s'étonne toujours de parvenir à continuer à vivre alors qu'Ils partent un jour ou l'autre, demoiselle Umbrella ne veut pas se sentir orpheline. Elle ne se sent pas assez forte pour vivre ce vide et le comblé, elle se souviens de la culpabilité que certain éprouve de pouvoir continuer à vivre...



-10 novembre 2004-






Demoiselle Umbrella est dans un gouffre lumineux, elle a les yeux pleins d'étoiles, pleins de larmes... Elle pense à des milliard de choses, le monde tourne comme une horloge en suspension qui avec ses étranges aiguilles découvrent cet espace cylindrique et inlassablement parcourent les chiffres de sa vie...

Mais pourquoi ce silence qui toujours l'entoure sans lui donner de réponses. Elle a besoin d'être seule de se confier aux mots, au monde inconnu que sont ces lettres mises bout à bout. Demoiselle Umbrella est un pantin sans son, elle cherche son identité perdue dans le vague des jours, elle cherche à être ce qu'elle ne peut pas être, une femme.

Demoiselle Umbrella est le néant de ce corps, elle a un double lien, un double jeu dans cette vie. Dans ce monde inconnu il y a le vent, la terre qui sent l'orage, les cris, les mots et aussi les robinets de larmes qui ne savent pas cesser de couler. Demoiselle Umbrella a du triste dans les yeux et pourtant et pourtant... Sur la peau de Demoiselle Umbrella, rien. Dans le c½ur de Demoiselle Umbrella, du tourment.

Dans ce monde inconnu seul les mots restent maître, restent beaux. Et quand les frissons donnent à la chair ses petites bulles de poule, les larmes arrivent au rebord de ses yeux, et prêtes à faire le grand saut, elles contemplent l'infini de ce monde rose pale qui s'offre à elle. Demoiselle Umbrella ne comprend pas.

Oh, des bulles... Demoiselle Umbrella pénètre dans l'une d'elles et se laisse porter par la légèreté de l'air, enfin un sourire se dessine sur ses lèvres. Mais elle n'a pas envie de sourire, elle veut seulement comprendre, elle veut seulement laver le tourment qui lui ronge le c½ur, elle veut, elle veut...« Battez-moi !», crie-t-elle à son monde qui de ses yeux pervers lui lacère la face.

Demoiselle Umbrella est vide de sens.




-22 novembre 2004-




Le temps des vents glacés est parvenu jusqu'au cou de demoiselle Umbrella. Elle s'enroule dans ses vêtements, elle arrête de sourire. Demoiselle Umbrella a de la poussière dans les yeux, elle demeure dans la curiosité suspendu, dans un air connu. Elle entends des mots dedans elle qui s'alignent sans sens et elle les transmet au monde. Elle reste muette, elle reste féline dans le néant du jour. Umbrella n'a pas de mots sur la langue, mais elle les sent défiler dans son nez, elle les sent parcourir ses oreilles, elle les sent s'agripper à ses yeux pour poursuivre leur ascension, ils sont là gravé en elle et elle sait qu'elle ne peut lutter...

Demoiselle Umbrella n'aime pas cette perspective, elle n'aime être dominer ne pas contrôler. Elle veut se rebeller.




-24 novembre 2004-




Demoiselle Umbrella ne sait plus quoi écrire, elle se sent épuisée. Elle a perdu quelque chose dans un endroit secret que seul son inconscient aurait la force de retrouver. Il a très longtemps loin d'ici elle a sentit son c½ur trembler. Un regard la faisait souffrir, son adolescence alors la torturait. A présent le temps se mesure aux battement de son c½ur et le ciel lui refait penser à ses choses du passé. L'ombre de la lune lui ternit ses pensées qui pourtant s'entendent vers l'infini... elle ne comprend plus ce qu'elle écrit. Un sourire erre sur ses lèves rouges donnant à ses larmes cristal toujours plus d'importance. Elle se promène en cherchant la voie du temps et parfois elle s'envole déployant vers le monde ses divines ailes diaphanes. Son âmes s'égare dans un rêve qui fuit vers les profondeurs de l'espace. Les vagues déboulant sur cette mer douce et protectrice qui estompent ses souvenirs.




-25 novembre 2004-
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# Posté le vendredi 08 avril 2005 12:30

Modifié le samedi 11 juin 2005 08:48

Septembre, comme une senteur écolière

Septembre, comme une senteur écolière

Demoiselle Umbrella a un goût de cahier dedans elle, elle l'a découverte ce matin celle-ci c'est frayé un passage tout discret dans son nez...

Se déguisant en porte plume elle l'a conquis par l'écriture, elle l'a séduit par sa couleur, noire ébène, noir comme l'esprit de demoiselle Umbrella en ces jours taciturnes de remises en question...

Demoiselle Umbrella a du baume au c½ur et des maux coincés dans la gorge. Ca fait mal c'est tout blanc, ça a le goût d'une angine de rentrée, un goût de cahier mélangé à des pommes aux fours, c'est bien un premier rendez-vous d'automne que demoiselle Umbrella s'offre là...

Dans le creux dans son c½ur elle voit un brin de sombre mais des couleurs chatoyante lui donne envie de voler avec les feuilles, les feuilles de l'automne... parapluie rose qui toujours a peur que le vent trop fort retourne ses baleines. Elle veut retrouver l'insouciance de l'été elle veut tournoyer dans un air saturé de chaleur et d'odeur d'orage...

Dans les yeux de demoiselle Umbrella des larmes se bousculent car elle pense à des tabous, à des choses que même l'encre ébène ne doit pas savoir... Pourtant ses doigts on envie de courir pour écrire ces mots que personne ne doit connaître... Demoiselle Umbrella a ... non, elle ne doit pas mais l'écriture la poussera toujours plus loin, elle la plongera dans un bain arc-en-ciel avec des sourires trompeurs et curieux de tout qui finiront par lire tout ce que demoiselle Umbrella cache au monde... Rien de grave mais elle ne veut pas qu'on pense de mauvaise choses, demoiselle Umbrella a ces convictions au c½ur de l'automne qui reviennent...

Elle est partie. Partie sur le chemin du souvenir... Un souvenir qui est heureux, qui fût heureux avant de faire sombrer son esprit dans la douleur... Mais elle a envie de conter ses souvenirs...

« Crier l'un en face de l'autre pour que tout s'efface autour de Nous, et puis la fraîcheur dans nos yeux, la douceur dans nos gestes et pourtant la dureté de la réalité dans nos paroles... l'angoisse dans ma gorge, la recherche de ton histoire dans mes yeux, la peur de me la conter dans les tiens. Et puis un soir la délivrance, un soir d'été plein de chaleur... pourquoi tout reviens à présent que tu as disparu de cette vie, à présent que ton autre à disparu de toi ? NOUS, gravé dans une éternité qui n'appartient qu'à nous deux et en même temps que tu as du voilé en toi, en toi ? Puis-je encore dire cela ?

Tout est si compliqué dans notre monde frustré, dans notre monde sans réalité, dans notre monde plein de rêves, plein d'impossible que toujours tu as souhaiter vaincre dans la douleur... Ô mon ami, toi qui vit malgré tout aujourd'hui je pense tellement fort à toi, le parapluie que je suis n'a pas voulu te faire du mal, juste te comprendre... Pardonne moi pour ces blessures, pour ces morsures qui me susurrent que je dois te rejoindre, que mes mots doivent te retrouver... Tu me manques tellement, tu es mon vide, tu es mon autre. »

Demoiselle Umbrella a des larmes qui coulent dans sa voix. Elle se sent triste et seule. Umbrella sur le chemin du souvenir trébuche encore et encore...






-25 septembre 2004-

# Posté le mercredi 06 avril 2005 16:05

Modifié le mercredi 06 avril 2005 16:25

aout, aucun souflle dans l'air

aout, aucun souflle dans l'air
Demoiselle Umbrella est une fée étrange. Lorsqu'elle regarde dans la glace son reflet, des frissons la parcourt... Toutes ses pensées se mêlent au vent... seul lui peut l'emmener loin de ses questions qui toujours la menacent...

Elle se sent oppressée, elle ne comprends pas le monde, le monde ne la comprends pas... chaque jour, elle se construit cette idée dans son intérieur douceur velours. C'est dure dedans elle. Des objets de contradictions d'entrechoquent, s'envoient des piques. Ils rougissent à l'intonation de ces murmures entrecoupés et l'entraînent dans des chemins emmurés.

Comment ignorer la peur, ne pas se donner des ailes pour voler loin des mauvaises choses qui font mal ?

Demoiselle Umbrella, boule de nerfs en suspension, pleure dedans son c½ur... « Sauvez-moi, implore-t-elle, je souhaite reposer en paix dans ce monde vert de gris qui demande au soleil de le faire tourner. Je suis épuisée de cette vie, elle me traîne, me déchire, souille mon corps, brûle mes idées, détruit mes espoirs et ne sait que me crier : « vis! ». Elle, elle rêve de nuages, de quartier de ciel, de morceaux de terre, qui brûlants lui réchaufferaient l'âme si froide qui dors en Elle. Chaque jour, elle me résigne, elle détourne son regard de tout ceux qui savent partager l'espoir et laisse de plus en plus la glace de cet univers s'enrouler autour de son c½ur gelé par la vie. »


-23 août 2004-
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# Posté le mercredi 06 avril 2005 15:42

Modifié le mercredi 06 avril 2005 16:26