Juin, Poussière De Colère t oublis dans la lumière

Juin, Poussière De Colère t oublis dans la lumière

Demoiselle Umbrella est en colère. Elle pousse des cris par des grandes fenêtres ouvertes. Elle croit à la communication, mais en fait, elle se perd dans cette illusion... Non, vraiment tout n'est plus que fiction dans ce monde troublé par la peur de l'égoïsme. Elle pense au néant de la parole, à tout ce qu'elle engendre...
Mais pourquoi ? Parce que ! Lui répond inlassablement son mentor... dans ces secondes elle le déteste, mais elle se déteste aussi au point de vouloir fracasser ses os sur des murs. Des murs de mousse, des murs qui l'éclabousseraient d'elle même, de son reflet, de la vitalité qu'elle sème dans cette colère...
Cette colère, lui maltraite le c½ur.. Lui donne envie de vomir son âme. De ne plus respirer. C'est lui qui lui donne envie de frapper le monde, de le marteler de l'amour qu'il ne veut pas entendre. Mais pourquoi? Parce que!
Éternelle réponse qui éclos sur ses lèvres et déchaîne la colère de Demoiselle Umbrella !
Calme-toi, douce Umbrella, ton ami le vent effacera tes tourments leurs donnant un sens, une direction qui te redonnera l'espoir que tu as perdu pour lui...
Mais Demoiselle Umbrella n'entends pas ce murmure. Elle court et trébuche. Ses genoux saigne la haine.


-Juin 2004-
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# Posté le mercredi 06 avril 2005 14:14

Modifié le mercredi 06 avril 2005 16:28

Mai, il pleut dans son coeur

Mai, il pleut dans son coeur
« Il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville. »

Verlaine.


La demoiselle Umbrella a ouvert bien grand son parapluie ce soir. Sa tristesse glisse doucement dessus, comme sur les feuilles d'un arbre. C'est beau, tout cela illumine la ville. La ville qui vit ici dans le creux de son âme, où il pleut toutes les nuits, où le soleil reluit. Umbrella suit son chemin, elle regarde la vie sous son parapluie rose. Elle découvre la pluie qui vainement la contemple. Elle court, elle s'éclabousse. Elle tombe, elle pleure, et rit. Elle aime à l'infini dans ce monde secret où tout est si parfait. Dans ce jardin d'enfance où la terre à une âme, celle de son odeur quand les gouttent chantent en c½ur.

-27 mai 2004-






Demoiselle Umbrella chante faux avec sa fée qui dort dedans Elle. Alors pour regarder la poésie qui rouge sang traverse ses veines bleues elle ferme doucement les yeux. Se prolongeant dans sa piscine arc-en-ciel. Les gouttes d'amour ruissellent sur sa peau bleutée. Dans sa bulle transparente elle crie des sons invisibles qui raisonnent dans la transparence de cet air étrange. Ses pieds gigotent, tapant sur l'infime transparence qu'est la vie de demoiselle Umbrella.

Alors les vents soufflent et les nuages remplient de larmes recouvrent cette bulle si transparente. Demoiselle Umbrella cligne des cils pour retirer tout ce brouillard qui toujours la poursuit. Elle devient muette dans sa bulle grise. Sa fée a cessé de chanter. Umbrella a un creux de grand vide dans son petit ventre. Elle l'entend siffler de colère. Elle a peur, peur de partir sans mourir. Alors elle court vers le ciel, crève les nuages, la vie, dénonce ses attentes et rejoins une sorte de paradis où les gouttes d'eau enchaînées ne disent plus : « Demoiselle Umbrella doit souffrir ! ». Dans ce ciel plus de boules opaques dans les gens, plus de boules qui font mourir les gens. Demoiselle Umbrella se sent moins seule dans ce ciel rose. Elle se retourne regarde le monde et ses larmes la noient. Elle reste inondée de sa beauté dans ses larmes sucrés. Elle se sent apaisée, elle n'a plus rien à penser. Elle peut contempler sans rien dire, seulement graver des mots dans sa chair sans réfléchir à leur sens, sans se soucier du vent, des nuages, des boules qui tuent ceux qu'on aime. Tout cela est enfermé dans l'armoire de son c½ur.

-30 mai 2004-

# Posté le mercredi 06 avril 2005 14:07

Modifié le dimanche 05 février 2006 18:23